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EDUCATION / CONSEILS : COMMENT S’EXERCER A LA MAISON

 

 

Comment s’exercer à la maison ?

 

Il faut surtout pratiquer les exercices en dehors des cours dispensés au club qui s’adressent au maître et non pas au chien. Pour réussir, il faut donc s’entraîner à la maison ! C’est à dire en dehors du club, où les conditions sont plus difficiles du fait de la présence des autres chiens et des autres adhérents, dans son jardin ou au cours de la promenade dans un endroit tranquille.

 

Quelques recommandations pour que ce travail soit efficace:

 

1. Tout d’abord, faites en sorte que votre chien ait envie de travailler avec vous.

 

Comprenez que votre chien aura d’autant plus envie de s’entraîner avec vous à la maison et de faire les exercices indiqués que ce sera pour lui une occasion un peu rare d’être seul avec vous en « tête à tête ». Un chien que vous chouchouterez tout au long de la journée en répondant à toutes ses sollicitations n’aura pas besoin de vous au moment où vous voudrez lui faire faire des exercices. C’est à contrecoeur qu’il vous suivra dans le jardin pour aller faire des exercices alors qu’il était si bien installé à vos pieds devant la télé  ! Laissez-lui donc le temps de s’ennuyer loin de vous, il n’en sera que plus heureux d’être avec vous pour travailler un peu …

 

2. De votre côté, il faut aussi avoir envie de faire travailler votre chien dans une ambiance détendue.

 

Si vous êtes énervé, impatient, contrarié, vous ne serez pas un bon enseignant et vous ne ferez pas preuve des qualités de calme, de persévérance qui sont nécessaires. Votre chien le sentira et il ne prendra pas plaisir à travailler avec vous s’il ne ressent pas votre propre plaisir à le faire travailler et à lui enseigner.

 

3. Votre chien aura d’autant plus envie de faire quelques exercices que ceux-ci seront attrayants et distrayants. Votre entraînement à la maison doit toujours être assimilé à un jeu, un jeu ou on gagne presque toujours et ou on reçoit des récompenses.

 

Une bonne ambiance, de l »entrain et de la gaité, un programme agréable d’exercices qu’on réussit, des câlins et des récompenses, l’impression de satisfaire son maître feront de lui un élève attentif qui viendra plus volontiers au cours du soir!

 

4. Attention ! L’ambiance de jeu ne veut pas dire l’absence de sérieux et de concentration. Votre élève apprendra d’autant mieux que votre entraînera se déroulera dans une ambiance studieuse.

 

Rappelez-vous  la difficulté que vous avez d’obtenir au club, avec l’animation qui y règne, ce que vous arrivez à obtenir chez vous. Evitez-donc de faire vos exercices d’apprentissage en présence d’un autre chien (même s’il est de l’autre côté de la clôture de votre jardin), ou avec un enfant turbulent qui veut à tout prix prendre la direction des exercices, la présence de tous ces perturbateurs ne pourra qu’être introduite progressivement pour durcir peu à peu les conditions d’appentissage.

 

4. Appliquez strictement les techniques qui vous ont été indiquées par votre moniteur.

 

Gardez-vous bien de répéter des exercices où le chien ne ferait que s’entraîner à prendre de mauvaises positions et de mauvaises habitudes ! Tout doit être parfait pour faire faire un exercice : préparez-vous intellectuellement en révisant toutes les conditions techniques à remplir avant de faire faire. Dans le doute, abstenez-vous de faire faire un exercice que vous ne maîtrisez pas jusqu’au prochain passage au club où vous pourrez vous faire bien préciser les exercices à faire, puis noter les consignes de façon à pouvoir vous les rémémorer avant vos exercices à la maison.

 

5. Respectez la progression du programme d’entraînement.

 

N’essayez jamais de faire ce que vous avez vu faire aux autres adhérents plus avancés, ne faites que ce que le moniteur vous a montré et expliqué en détail. N’hésitez pas à vous faire préciser en fin de cours ce que vous devez travailler pour la séance suivante.

 

Les exercices se font dans un ordre précis, logique, du simple au compliqué, en s’appuyant toujours sur des choses connues. Tout doit être fait pour ne pas placer le chien dans une situation inconnue pour lui qui créerait de l’inquiétude. La difficulté des exercices est croissante, mais de façon très progressive de façon à ce que la difficulté ne soit jamais perceptible par le chien, et à ce qu’il franchisse les étapes sans s’en rendre compte. Un nouveau savoir-faire n’est enseigné que si le savoir-faire précédent est parfaitement acquis. On ne construit pas un nouvel étage sur un étage branlant…

 

Quelques principes simples :

 

6. La séance d’entraînement totale ne doit pas excéder 5 minutes.

 

7. Pour un exercice donné en cours d’apprentissage, pas plus de 5 répétitions du mouvement  (et seulement 3 répétitions si elles sont toutes les 3 couronnées de succès).

 

8. En cas d’échec à la dernière exécution, ne pas risquer un 6ème échec ni terminer sur un échec. Terminer la séance sur un exercice bien maîtrisé pour finir sur un succès. Le chien doit rester sur un souvenir agréable de sa séance de travail.

 

9. Pour un exercice déjà bien maîtrisé de façon courante par votre chien, ne le faites pas refaire si la première exécution est parfaite. Félicitez et récompensez toujours mais avec moins d’enthousiasme que lors de l’apprentissage de cet exercice.

 

10. Constituez vous un programme d’entraînement en fonctiion de votre niveau et de votre besoin de travailler. Ne faites pas d’exercice au hasard (notre temps est précieux). Notez votre programme d’entraînement et répartissez tous les exercices que vous devez travailler sur vos séances hebdomadaires de façon à ne pas créer de routine.

 

 

Bon courage. N’hésitez pas à nous contacter par messagerie ou par téléphone pour recevoir les conseils de nos éducateurs.

 

 

 

 

TECHNIQUE : COMPARAISON DES TECHNIQUES D’APPRENTISSAGE DU ASSIS ET DU COUCHE

 
Comparaison des techniques d’apprentissage du Assis et du Couché :
 
La technique du Renforcement du Assis et du Couché Spontanés est indiscutablement la technique de départ lorsqu’on a la chance d’avoir un chiot. Nous ne la comparerons donc pas aux deux autres. Mais cette technique devra être suivie d’une des deux autres si elle ne suffit pas à obtenir le résultat complet et définitif, ce qui est généralement le cas sauf pour des sujets très doués (chien et maîtres …). Il faudra donc choisir entre les deux autres techniques.
 
L’expérience de nombreuses années d’éducation canine sur des races de chiens très diverses, d’âges très  différents, avec des maîtres de tous âges, de tous niveaux et de toutes aptitudes nous a montré que l’apprentissage du Assis et du Couché initiaux à la croquette, s’ils sont parfois incontournables dans certains cas, présentent de graves inconvénients tant dans la mise en pratique que dans la qualité des résultats obtenus.

 

Pour le Assis « à la croquette » :

 

1. Il faut pouvoir venir se placer face au chien debout sans qu’il ne bouge, ce qui est difficile à obtenir d’un débutant.
 

2. Pour réaliser ce mouvement, il faut maîtriser le « Pas bouger », ce qui n’est pas une priorité pour un chien débutant et sature ses capacités d’assimilation. Comme c’est difficile, c’est une source de conflits inutiles entre le maître et le chien qui risquent d’empêcher la progression.

 

Pour le Couché « à la croquette » :

 

1. Très fréquemment, le chien se couche de travers à partir de la position au pied. Ce défaut provient du fait qu’il est très difficile, voire impossible avec un grand chien de présenter la croquette dans l’axe du chien assis au pied pour éviter qu’il ne se couche en biais, voire sur les pieds du maître.

 

2. Cette condition ne peut pas être remplie avec un chien de grande taille pour lui faire exécuter un Couché à partir de la position au pied et il faut alors adopter une autre configuration ce qui retarde l’apprentissage du Couché au pied.

 

Dans ces deux apprentissages  :

 

1. On utilise comme stimulus (déclencheur) non pas un signal (un ordre) mais une récompense laquelle doit être réservée au renforcement (voir « conditionnement opérant ») du résultat obtenu (et de sa conservation pendant quelques secondes puis une durée de plus en plus grande).

 

2. Il y a donc  très souvent chez les maîtres inexpérimentés un risque important de confusion, si la distribution de croquette n’est pas faite avec un geste qui sert de déclencheur bien identifié pour obtenir soit le Assis, soit le Couché sans mélange des signaux.

 

3. Cas moins fréquent mais rencontré chez les plus avancés, il y a aussi risque d’anticipation dès que le chien aperçoit la récompense dans la main du maître, le chien choisissant une des positions sans attendre l’ordre.

 

4. La poursuite d’une récompense alimentaire  crée très fréquemment un phénomène d’addiction, le chien ne se mobilisant plus que pour l’obtention de la récompense.

 

5. Inversement, une distribution trop fréquente de récompense crée parfois un désintérêt pour la récompense elle-même.

 

6. Aucun n’assoit l’autorité du maître mais aboutit en quelque sorte à une  opération de « Donnant-donnant ». Le chien ne fait pas l’apprentissage de la soumission ni du plaisir de l’obéissance mais celui de la convoitise.

 

7. Le maître n’a fait l’apprentissage d’aucune maîtrise de ses gestes, ceux mis en œuvre étant d’une grande banalité. Il en ressort qu’il conserve quasiment toujours le défaut de répéter ses ordres sans s’en rendre compte le plus souvent.

 
On réservera donc ces techniques d’apprentissage « à la croquette » pour débloquer ponctuellement des situations qui ne pourraient pas l’être avec d’autres méthodes. On les utilisera intelligemment pour d’autres apprentissages dans un cadre bien précis. Un usage intensif et répété de ces techniques est un usage exagéré qui conduit à de graves défauts difficiles à faire disparaître.
 
                                                     
En revanche, les techniques du Assis et du Couché « accompagnés » présentent de nombreux avantages sans  inconvénients majeurs :
 

1. Le travail est conduit à partir de la position au pied qui est un des tous premiers exercices pratiqués. Il s’inscrit dans la logique d’une progression où le chien reçoit petit à petit des repères, apprend des ordres.

 

2. Il est  fait appel bien distinctement à l’utilisation d’un stimulus (déclencheur) et d’un renforçateur (la récompense), sans mélange des deux donc sans risque de confusion, ni d’anticipation, ni d’addiction, ni de désappétence pour la récompense et de désintérêt pour le travail.

 

3. On utilise des techniques naturelles (utilisation de réaction réflexe ou apprise de la mère), sans exercice de contrainte.

 

4. L’occasion est donnée au maître d’assoir sa supériorité hiérarchique par la domination physique (position et attitude dominante) tout en conservant une grande proximité avec son chien.

 

5. L’accent est mis sur des procédés bien précis, ce qui incite le maître a une plus grande rigueur gestuelle et verbale dans sa façon de les appliquer et plus généralement dans sa façon de conduire tous les apprentissages qui suivront.

 

6. Le refus d’exécution au premier ordre est présenté progressivement comme étant impossible puisque l’accompagnement conduit immanquablement à l’exécution sans nervosité ni violence. L’obéissance doit devenir une situation normale, non-conflictuelle, source de bien-être pour l’équipe.

 

7. Cette technique ne peut pas engendrer les défauts reprochés à la méthode de la croquette même si on en fait un usage fréquent.

 

8. L’utilisation de la technique de la croquette pour débloquer ponctuellement une situation est toujours possible.

 
 
Toutes ces raisons font que nous recommandons l’apprentissage du Assis et du Couché « accompagnés » en conservant à la récompense le rôle qui est le sien : celui de renforçateur.
 
 
 

TECHNIQUE : APPRENTISSAGE DU ASSIS ET DU COUCHE ACCOMPAGNES

 
L’apprentissage du Assis et du Couché « accompagnés » :
 
 
L’apprentissage du « Assis accompagné » :
 
 
La méthode dite du Assis accompagné est beaucoup plus efficace que celle du « Assis à la croquette « , surtout avec un chiot.
 
Rappelons d’abord que notre but n’est pas seulement de le faire asseoir, mais de le faire asseoir SUR ORDRE, IMMEDIATEMENT, SANS AVOIR A REPETER L’ORDRE, et A L’EMPLACEMENT INDIQUE, ce qui ne suppose aucun échec, aucun refus.
 
Cette technique se pratique le chien étant debout au pied, cela tombe bien puisque cette position est notre signal de début de travail !
 
Sans attendre qu’il ne s’assoie de lui-même par lassitude, en profitant des quelques secondes où il veut bien rester debout au pied, on fait asseoir le chien en accompagnant son Assis par la technique que certains dresseurs de chevaux appellent « technique de l’inconfort ».
 
En quoi consiste cette  technique de l’inconfort ? C’est très simple :
 
Si une mouche se pose sur votre tête, n’avez-vous pas le réflexe de la chasser simplement à cause du chatouillement qu’elle occasionne dans vos cheveux ? Si dans la foule quelqu’un est collé contre votre épaule sans pour autant vous bousculer, n’aurez-vous pas le réflexe de vous déplacer parce que cela vous gêne ?
 
La méthode de l’inconfort consiste à exercer sur le corps de l’animal un inconfort (le plus léger possible)  qui provoquera la bonne réaction attendue.
 
Votre chien étant debout au pied donc et tenu en laisse de la main droite, en vous baissant si nécessaire, posez, sans rien dire, le plus délicatement possible, sans exercer de pression, la pointe de l’index de votre main gauche sur le dos du chien à l’endroit précis ou la queue est attachée au dos. Si votre chien s’assoit (ce qui se produit dans la quasi-totalité des cas), pour qu’il continue à avoir plaisir à travailler avec vous, félicitez-le en lui disant la phrase magique « C’est bien ! » (qu’il connaît déjà depuis l’apprentissage de la suite en laisse …).
 
Inutile de lui donner une croquette car le résultat n’est pas le fruit d’un véritable travail mais simplement d’un réflexe pur. Si cela a bien fonctionné, c’est parce que votre chien a senti – plus ou moins inconsciemment – la « mouche » qui s’est posée sur son dos. Pour supprimer cet inconfort, il n’a pas réfléchi : son corps s’est déplacé en position assise.
 
Vous poursuivrez alors plusieurs répétitions identiques (5 pas plus) en remettant à chaque fois votre chien debout par un commandement « Au pied ! » suivi de quelques pas.
 
Il s’agit ensuite de lui faire prendre conscience qu’il prend la position sur votre ordre.
 
Un peu plus tard, vous ferez une autre série de 5 en donnant le commandement « Assis ! » au moment même où vous posez délicatement votre doigt. A chaque exécution, vous récompenserez alors en donnant une croquette et en prononçant la phrase magique « Assis, c’est bien ! ».
 
Au fur et à mesure de vos entraînements quotidiens, vous supprimerez progressivement l’action du doigt à la base de la queue. MAIS vous reviendrez à cette pratique continue en cas d’échec, à titre de cure pendant quelques séances avant de reprendre votre progression.
 
Certains  auront des difficultés : chien qui s’assoit sans attendre, qui s’écarte dès qu’on approche le doigt de sa queue par crainte, chien distrait qui ne ressent pas cet inconfort très léger.
 
– Dans le premier cas, il faudra d’abord pratiquer un exercice intermédiaire pour faire disparaître la crainte du chien et établir la confiance en travaillant dans le calme, en évitant toute brutalité (ou en les faisant oublier s’il en a été victime) en faisant suivre la tentative de caresses abondantes, jusqu’à ce que l’appréhension disparaisse.
 
– Certains auront – aux tous débuts – de la difficulté à maintenir le chien debout quelques secondes. Il ne faudra pas renoncer pour autant et surtout ne pas changer pour essayer la méthode de la croquette. Il est plus facile d’apprendre au chien  à ne pas s’asseoir que de lui apprendre à ne pas bouger et à rester debout en attendant qu’on vienne se placer en face de lui.
Pour lui apprendre à ne pas s’asseoir sans ordre, il suffit de commander « Non ! Au pied ! » si le chien s’assoit tout seul jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il doit rester debout au pied tant qu’il ne reçoit pas d’autre ordre. Il faudra répéter cet exercice sans rien rajouter derrière jusqu’à ce que l’ahabitude de s’asseoir sans ordre dispoaraisse.
 
– D’autres ne parviendront pas à faire ressentir le léger inconfort à leur chien trop distrait ou trop agité (et dans ce cas voir Exercice de contrôle de la motricité dans « L’ éveil du chiot »).
Dans ces situations, il suffira de se placer dans un environnement très calme, sans aucune distraction, pour que le chien perçoive un stimulus très léger.
 
– D’autres enfin (après avoir bien vérifié qu’ils ne sont pas dans les cas évoqués ci-dessus) auront besoin d’exercer un inconfort plus marqué.
Le léger poser du doigt à l’attache de la queue devra être remplacé par une petite poussée, puis si nécessaire par un accompagnement le plus léger possible avec la main toute entière plaquée au même emplacement. Une fois le résultat obtenu, on diminuera la pression pour revenir le plus vite possible à un simple toucher de l’index. Le tout sans aucune violence pas même verbale, et sans le moindre énervement, au cours brèves séances de travail de quelques répétitions (5 est la bonne dose…) suivies d’une bonne séance de jeu.
 
Pour que cette méthode soit efficace sur le long terme, le Assis doit être accompagné systématiquement jusqu’à ce qu’il soit exécuté sans échec (vérifié sur plusieurs tests) dans la bonne position.
 
Cette technique a en outre l’énorme avantage d’éviter d’avoir à répéter un ordre non-exécuté (ce qui est une grave erreur) : en cas d’échec occasionnel pour un chien parfaitement dressé, on ne répète pas l’ordre mais on fait asseoir le chien « gentiment » en accompagnant son mouvement le plus légèrement possible (de la main ou du doigt), ce qui permet de le féliciter ensuite pour un Assis accompagné et donc de rester en bonne harmonie avec lui malgré son refus initial.
 
 
L’apprentissage du « Couché accompagné » :
 
 
La méthode dite du « Couché accompagné » est beaucoup plus efficace que celle du « Couché à la croquette », surtout avec un chiot et ne présente pas autant d’inconvénient pour les apprentissages futurs, bien au contraire, car elle aide le maître à se positionner hérarchiquement vis-à-vis de son chien.
 
Rappelons là encore que notre but n’est pas seulement de le faire coucher, mais de le faire coucher SUR ORDRE, IMMEDIATEMENT, SANS AVOIR A REPETER L’ORDRE, et A L’EMPLACEMENT INDIQUE, ce qui ne suppose aucun échec, aucun refus.
 
Cette technique se pratique le chien étant assis au pied, pris selon la technique du « Assis accompagné ».
 
La technique utilisée est voisine de celle de l’inconfort utilisée pour le Assis mais un peu moins subtile. On utilise un apprentissage que le chiot a déjà fait avec sa mère dès ses premières semaines.
Quand la mère éprouve le besoin de calmer un chiot un peu trop turbulent, ou d’interdire un mouvement, elle plaque le chiot au sol, gentiment mais avec la fermeté que lui confère sa taille, pour l’empêcher de continuer jusqu’à ce qu’il cesse de lui-même. Elle pratique ainsi en particulier lorsque n’ayant plus de lait, elle doit apprendre aux chiots à venir solliciter la régurgitation.
La mère pratique donc ainsi ce que l’on appelle le « Contrôle de la motricité », une forme de retour au calme après la tempête !. Par sa domination physique, son geste apprend aussi au chiot à se soumettre à l’autorité bienveillante.
 
Le « Couché accompagné » est donc une méthode très naturelle pour éduquer un chiot.
 
Votre chien étant assis au pied donc et tenu en laisse de la main droite, en vous baissant (un genou en terre si nécessaire), posez, le plus délicatement possible, votre avant-bras gauche sur le dos du chien, le coude étant placé à la hauteur de l’attache de la queue (comme l’index dans la technique du « Assis accompagné » ), l’avant-bras posé sur la colonne vertébrale, la main gauche arrivant ainsi à la hauteur du cou, en lui parlant gentiment pour le placer dans une ambiance chaleureuse comme celle de la couche de sa mère, sans appuyer autrement que du poids de votre avant-bras.
 
Si votre chien se couche, pour qu’il continue à avoir plaisir à travailler avec vous, félicitez-le en lui disant la phrase magique « C’est bien ! » (qu’il connaît déjà depuis l’apprentissage de la suite en laisse et du assis …).
 
S’il tarde à se coucher, caressez-le de la main gauche par un mouvement lent d’avant en arrière le long de sa colonne vertébrale qui l’incite à se coucher tout en lui parlant gentiment (« Couché, c’est bien couché, oui, allez …. ») en insistant le plus légèrement possible jusqu’à ce que vous parveniez à le faire coucher (ce qui peut attendre plusieurs séances sans qu’il soit besoin de se précipiter et de « forcer la dose »). Quand c’est le cas, félicitez-le par un « Couché, c’est bien ! » et donnez-lui une récompense, sans l’exciter pour qu’il ne quitte ni son calme, ni la position couchée.
 
Recommencez la séquence complète 3 fois, pas plus, surtout en cas d’échec. Vous y reviendrez un peu plus tard. Surtout, opérez dans le plus grand calme, avec une parfaite sérénité. Ce moment de soumission doit devenir un moment de plaisir !
 
Si vous avez réussi, continuez l’entraînement un peu plus tard. N’oubliez pas d’alterner phase de travail (pas plus de 5 essais) et phase de jeu.
 
Vous utiliserez cette technique d’apprentissage du Couché en dehors de ces entraînements particuliers chaque fois que vous pratiquerez un « retour au calme » après une phase d’excitation. Vous combinerez ainsi deux apprentissages : le Couché et le contrôle de la motricité.
 
Avec un chien adulte dominant, vous aurez des difficultés à pratiquer cette technique surtout si vous entrez en conflit avec lui. Assurez-vous que votre relation avec le chien en dehors du travail repose sur de bonnes bases. Ne perdez ni courage ni patience, travaillez en douceur en utilisant la complicité. Au besoin, essayez de débloquer la situation à l’aide d’une croquette mais n’insistez pas et revenez à la méthode accompagnée dès que possible.
 
Vos entraînements suivants consisteront à faire exécuter une série de 5 « Couché ! » en  donnant le commandement « Couché ! » une seule fois, au moment même où vous posez délicatement votre bras sur le dos du chien. A chaque exécution, vous récompenserez alors en donnant une croquette et en prononçant la phrase magique « Couché, c’est bien ! ».
 
Au fur et à mesure de vos entraînements quotidiens, vous supprimerez progressivement l’action du bras pour le remplacer par un simple toucher à la hauteur des épaules du chien. MAIS vous reviendrez à cette pratique de base continue en cas d’échec, à titre de cure pendant quelques séances avant de reprendre votre progression.
 
Pour que cette méthode soit efficace sur le long terme, le Couché doit être accompagné systématiquement jusqu’à ce qu’il soit exécuté sans échec (vérifié sur plusieurs tests) dans la bonne position.
 
Cette technique a en outre l’énorme avantage d’éviter d’avoir à répéter un ordre non-exécuté (ce qui est une grave erreur) : en cas d’échec occasionnel pour un chien parfaitement dressé, on ne répète pas l’ordre mais on fait coucher le chien « gentiment » en accompagnant son mouvement le plus légèrement possible (de la main ou du doigt), ce qui permet de le féliciter ensuite pour un couché accompagné et donc de rester en bonne harmonie avec lui malgré son refus initial.
 
Soyez patient. Vous serez enchanté du résultat.
 

 

 

 

 

TECHNIQUE : APPRENTISSAGE DU ASSIS ET DU COUCHE « A LA CROQUETTE »

 
L’ apprentissage du Assis et du Couché  » à la croquette  » :
 
 
L’apprentissage du Assis « à la croquette » :
 
Faire asseoir un chien en lui présentant une croquette est très facile.
 
Pour lui apprendre à s’asseoir sur ordre à l’aide d’une croquette, il faut se servir d’un mouvement qu’il fait naturellement pour suivre des yeux une croquette qui lui est présentée au-dessus et en arrière de sa tête : faute de pouvoir basculer la tête en arrière pour suivre la récompense des yeux en restant debout, le chien prend la position assise pour continuer à la fixer du regard. Astucieux non ?
 
Pour pratiquer cette technique, il faut donc d’abord pouvoir lui présenter correctement la croquette en se plaçant devant lui.
 
Le chien étant debout (et ce n’est pas le plus facile à obtenir…) et tenu en laisse de la main gauche si nécessaire, on se place devant lui de façon à ce que – bras tendu – la main droite renfermant une croquette soit placée au-dessus de sa tête.
 
On présente la croquette au-dessus de sa tête en lui commandant « Assis ! ». En reculant si nécessaire la croquette vers l’arrière de sa tête, le chien se trouve obligé de s’asseoir pour pouvoir la suivre des yeux.
 
Une fois qu’il est assis, on lui donne la croquette comme récompense en le félicitant – sans excès pour qu’il garde la position – avec la formule « Assis, c’est bien ! ».
 
En répétant l’exercice, on dissimule peu à peu la croquette dans la main tendue en ne la dévoilant qu’au moment de récompenser, puis on  continue l’entraînement sans croquette dans la main mais en récompensant par des félicitations pour que le chien réagisse effectivement au commandement « Assis ! » en l’absence de croquette.
 
Cette technique est assez simple MAIS :
 
– Elle n’est utilisable que  face au chien.
Il faut en effet se placer devant lui et le maintenir en position debout pendant quelques instants, ce qui n’est pas facile à obtenir sans commettre de nombreuses erreurs. En effet, un maître inexpérimenté et impatient aura recours – maladroitement et plus ou moins volontairement – à des ordres que le chien ne connaît pas et ne maîtrise encore moins tels que « Pas bouger ! » et « Debout ! », ce qui risque de le perturber et de conduire à l’échec et/ou à de graves défauts touchant tous ces apprentissages.
 
– Elle suppose que l’éducation du chien soit suffisamment avancée pour qu’il puisse conserver l’immobilité  debout face à son maître pendant quelques secondes.
Or cet apprentissage ne doit s’effectuer que bien après celui du Assis car il demande plus de maîtrise tant de la part du maître que de la part du chien.
 
– Elle n’est pas utilisable à partir de la position chien au pied.
Or cette position est la position de base enseignée comme position-signal de début de travail. A moins de faire des contorsions très difficiles avec un chien de taille moyenne, il est en effet difficile de lui présenter au-dessus de la main droite une croquette arrivant de face ! Quelle gymnastique !
 
Donc, compte-tenu des difficultés liées à l’usage de cette méthode et à ses conséquences pour les apprentissages à venir dans le programme d’éducation, gardons cette technique pour plus tard et pour d’autres apprentissages (Commandements aux gestes) lorsque nous serons capables de venir nous placer très facilement face au chien debout.
 
En effet, une autre méthode dite du « Assis accompagné » est tout aussi naturelle, facile à mettre en oeuvre et sans conséquences néfastes pour la suite des apprentissages (Voir l’article « L’apprentissage du Assis accompagné »).
 
 
L’apprentissage du Couché « à la croquette »:

Apprendre à un chien à se coucher sur ordre n’est pas chose aisée. Le Couché est une position de repos mais aussi la position de la soumission. Au Club en particulier, le chien peut ne pas avoir envie de se coucher en présence de ses compagnons de jeu et/ou rivaux potentiels, ou de personnes étrangères.
 
Pour lui apprendre à se coucher sur ordre, on peut se servir de la technique utilisée pour l’apprentissage du Assis à l’aide d’une croquette. Alors qu’il est déjà assis, on peut en effet exploiter un mouvement qu’il fait naturellement pour suivre des yeux une croquette qui lui est présentée devant lui a :  pour tenter d’attraper la récompense sans se lever, le chien prend la position couchée et attrape enfin la croquette qu’on lui abandonne gentiment.
 
Pour pratiquer cette technique, il faut donc d’abord pouvoir lui présenter correctement la croquette.
 
Le chien étant assis  au pied correctement, et tenu en laisse de la main gauche si nécessaire, on lui présente de la main droite une croquette devant la truffe, puis on étire le bras en ligne droite dans l’axe du chien (pour éviter qu’il ne vienne se coucher de travers, voire sur les pieds du maître …) jusqu’à ce que le chien se retrouve en position couchée.
 
Une fois qu’il est couché, on lui donne la croquette comme récompense en le félicitant – sans excès pour qu’il garde la position – avec la formule « Couché, c’est bien ! ».
 
En répétant l’exercice, on dissimule peu à peu la croquette dans la main tendue en ne la dévoilant qu’au moment de récompenser, puis on  continue l’entraînement sans croquette dans la main mais en récompensant par des félicitations pour que le chien réagisse effectivement au commandement « Couché ! » en l’absence de croquette.
 
Cette technique est assez simple MAIS :
 
– Bien qu’elle soit assez facile à appliquer à partir de la position au pied (contrairement à la technique du « Assis à la croquette »), elle est difficile à mettre en œuvre avec un chien de grande taille, la taille du bras droit ne permettant pas d’étirer la croquette suffisamment loin devant le chien jusqu’à obtention du Couché.
 
– Compte  tenu de cette difficulté – et même avec un chien de petite taille lorsque le maître n’est pas très rigoureux – il est fréquent que des chiens éduqués avec cette technique se couchent en travers, parfois sur les pieds du maître, vilain défaut qui est très difficile à faire disparaître ensuite.
 
Compte-tenu des difficultés liées à l’usage de cette méthode et à ses conséquences pour les apprentissages à venir dans le programme d’éducation, gardons aussi cette technique pour d’autres apprentissages.
 
 
Une autre méthode dite du « Couché accompagné » est tout aussi naturelle, facile à mettre en oeuvre et sans conséquences néfastes pour la suite des apprentissages (Voir l’article « L’apprentissage du Couché accompagné »).

 
 
 

EDUCATION / CONSEILS : LE CHIEN ET LA HIERARCHIE

 
Le chien et la hiérarchie :
 
Le chien est un animal social : comme son ancêtre le loup qui vit en groupe (la meute), le chien ne peut pas vivre seul. Sans en avoir conscience, du plus profond de son cerveau, il se réfère au quotidien à cette organisation sociale qui est une nécessité ancestrale pour ceux de son espèce : celle de vivre en bande organisée pour pouvoir survivre.
  
Un besoin ancestral :
 
Le loup a besoin de vivre au sein d’un groupe structuré et organisé, pour sa survie et celle de son espèce, c’est donc un besoin vital.
 
Peu doué pour la cueillette, et encore moins pour l’agriculture, et la pêche n’étant pas chose facile surtout en hiver, le loup vit de la chasse. Il pourrait subsister en se contentant de dévorer les petits animaux comme le fait son cousin le renard mais il trouve plus efficace de traquer le gros gibier (dont les dépouilles se conservent plus longtemps …). Or, pour cela, et même pour un sujet très fort physiquement,  il vaut mieux s’y prendre à plusieurs. La contrepartie, c’est qu’il faut partager le butin, mais il faut le faire suivant des règles précises connues de tous sinon des combats fratricides permanents causeraient la perte du groupe, et à terme de l’espèce. Ces règles de priorité reposent sur le respect d’une hiérarchie fondée sur la force physique comme étant la meilleure façon d’assurer la survie de l’espèce : priorité à l’individu, et donc au plus robuste, au plus capable d’assurer la continuité de l’espèce, mais avec une forme de respect pour les femelles et les jeunes évidemment.
 
La vie en groupe est une formule qui permet aussi d’assurer plus facilement la continuité de l’espèce par la reproduction : les femelles y sont groupées, c’est plus simple et aussi plus sûr d’autant qu’elles peuvent s’entraider en cas de  problème d’allaitement pour assurer la survie des petits. D’où l’utilité sociale des « grossesses nerveuses » que les  femelles non dominantes non fécondées peuvent développer pour pallier les déficiences éventuelles de la femelle dominante. Ce sont aussi les rapports hiérarchiques qui fixent l’accès à la reproduction : priorité au dominant, au fort sur le faible, ce qui perpétue la solidité de l’espèce.
  
Le groupe, c’est aussi une plus grande sécurité face au danger, moins de charge pour monter la garde et plus de confort pour se tenir chaud. On y crée ce que les humains appelleraient des « liens d’affection » et qui sont en fait de l’attachement, lien qui résulte du phénomène d’imprégnation et non pas de l’amour filial.
 
Le loup vit donc en meute pour des raisons profondes de survie de l’espèce : il lui est impossible de survivre seul.
 
Le chien et la meute :
 
Le chien garde au plus profond de son cerveau le souvenir du mode de vie de ses ancêtres sauvages.
 
S’il est abandonné par les humains, il peut d’ailleurs reconstituer assez facilement avec des compagnons d’infortune ce mode de vie en meute. Dans cet exercice, il est cependant moins doué que ses ancêtres pour établir une organisation parfaite du fait de la domestication, mais aussi de ses origines elles-mêmes : les premiers « chiens » adoptés par les premiers hommes étaient des louveteaux,  et donc encore insuffisamment formés à la vie en meute. De ce fait, le chien garde dans son cerveau primitif  une certaine immaturité sociale qui est la trace du comportement juvénile de ses origines.
  
Pour vivre en groupe en bonne entente, il faut disposer d’un règlement, communiquer avec ses partenaires et donc disposer d’un langage ou d’un code de communication. Le règlement, c’est l’organisation hiérarchique reposant sur la force physique. Le langage , c’est celui des mimiques faciales et des postures, des signaux vocaux que les chiens adoptent pour obtenir l’effet désiré sur leur « adversaire » potentiel. L’apprentissage de ce code de communication, et de l’usage qui doit en être fait, commence dès le plus jeune âge (5 semaines) au sein de la fratrie au cours de la distribution de l’alimentation et des jeux : c’est la socialisation que l’éleveur puis le maître s’efforceront de poursuivre (voir « l’éveil du chiot ») en comprenant bien la signification et l’intérêt des jeux, ces combats rituels que se livrent les « apprentis en communication et en en vie sociale ».
  
Pour que le groupe soit efficace, il faut certes qu’il y existe une bonne coopération entre membres mais il faut aussi qu’il soit organisé et dirigé, d’où la nécessité de lui trouver un chef. Pour le chien comme pour le loup, le groupe n’a qu’un seul chef : le dominant. Derrière lui, les autres individus se classent entre eux suivant leur force physique testée régulièrement.
  
Le chef, c’est celui qui dirige, qui montre le chemin, qui fait régner l’ordre et respecter les règlements, qui est juste, qui assure la sécurité du groupe. Sans chef, point de salut donc, ni pour le groupe, ni pour l’individu, même si le chef a la fâcheuse habitude de se servir en premier ce qui n’est qu’un moindre mal (chez le chien !) du moment qu’il assure à ses subordonnés ce dont ils ont besoin.
  
Inconsciemment, le chien fait tellement de cette nécessité une condition de survie qu’il ne supporte pas l’absence d’organisation : s’il ne retrouve pas dans son foyer cette structure sociale, il souffre de stress, plus ou moins grave, pas toujours très perceptible, mais qui est le plus souvent à l’origine des comportements gênants dont le maître identifie rarement la véritable cause : l’insatisfaction dans la recherche de son rang social. L’anxiété est la première cause de tous les comportements gênants.
  
Un chien dominant va immanquablement tenter de trouver la solution : prendre la direction du groupe. S’il y parvient, le problème est réglé, mais la situation est dangereuse pour les autres membres du groupe et les autres humains qui n’ont plus qu’à se conformer à ses codes de conduite et à rester à leur place sous peine de sanction. S’il n’y parvient pas, il continuera en permanence à contester le rang qu’on lui impose, et le danger est grand de lui laisser penser qu’il parviendra à prendre la tête du groupe.
  
Un chien dominé ne souffrira pas de cette situation pourvu que ses besoins soient assurés sous la direction du maître-chef de meute. Il respectera sans difficulté les règles clairement énoncées et intangibles. Il obéira plus volontiers parce qu’il sait que c’est une obligation hiérarchique ancestrale et une nécessité pour sa survie. Rassuré sur le comportement à adopter, il trouvera sa position confortable, et se montrera plus équilibré et plus calme. Au travail, il sera « heureux » d’apprendre de son maître et « honoré » de participer à la satisfaction de ses besoins.
 
La première condition pour bien accueillir un chien est donc de lui procurer cette organisation dont il a besoin pour son bon développement et sa bonne insertion  au sein de la famille, qu’il assimile toujours à une meute, quoi qu’en pense le maître, et quel que soit le chien petit ou gros, mâle ou femelle.
  
Qu’est-ce qu’un bon maître ?
 
Le bon maître donne à son chien le meilleur traitement pour sa santé et son équilibre psychique. S’il ne le fait pas, il en subira les conséquences sans toujours bien comprendre d’où lui viennent ses difficultés.
 
En prenant la place du dominant au sein de la famille, le bon maître donne à son chien le chef dont il a besoin.
  
Quelques principes :
  
Le chef mange en premier, devant les autres, lentement, sans avoir peur qu’on lui vole sa pitance. Les dominés mangent si le chef l’autorise, et à l’écart. Si vous nourrissez votre chien avant votre repas, ne le faites pas juste avant votre repas et pas dans la même pièce, ne lui laissez pas la nourriture à disposition, ne cédez pas à ses demandes, décidez du moment.
  
Seul le chef de meute à accès à la reproduction. Attention au chevauchement hiérarchique qui est un signe de dominance et non d’homosexualité, le chevauchement sexuel étant réservé au partenaire de sexe opposé. Un chien dominant, mâle ou femelle, a toujours tendance à avoir des relations privilégiées avec la personne du couple qui est du sexe opposé au sien : attention donc aux manifestations de «  jalousie » qui ne sont en fait que de la dominance exercée à la fois sur l’un et l’autre.
  
Le chef contrôle la situation en se plaçant toujours à un endroit « stratégique ». Installez votre chien dans un coin de la pièce, à un endroit où il ne contrôle pas physiquement tous les déplacements dans la maison. Interdisez-lui le seuil des portes, les entrées, voire les couloirs. Son lieu de repos doit être choisi comme étant aussi un lieu de soumission et non comme un lieu de dominance afin de pouvoir l’y envoyer lorsqu’on le réprimande.
  
Le chef prend les initiatives. Pour ne pas être dans la position du dominé, ne lui laissez pas l’initiative des contacts, des séances de caresses, des jeux, de la fin du travail ou du jeu, quelle que soit la façon dont il manifeste sa volonté (aboiement, grognement, voire plus y compris les tentatives de ruse qu’un maître peu avisé prend pour de la repentance).
 
Le chef sait où il va. Il apporte le confort moral et physique à ses subordonnés en les délivrant des tracasseries et en leur permettant de s’épanouir. Un chef, c’est le confort …
  
Le bon maître est dominant sans contestation possible. Il a une posture de chef : droit, imposant, donnant des ordres clairs, sans hésitation, il est confiant et rassurant. Il est constant dans ses réactions, rien ne lui échappe. Il ne se laisse pas intimider. Il n’est pas impatient mais au contraire posé, réfléchi, ne faisant rien à la va-vite (ce qui lui permet d’être toujours égal, rigoureux mais juste …). Il ne communique pas de stress mais la sérénité dans une atmosphère confortable. Il se montre généreux et attachant en récompensant la soumission. Il punit l’insoumission et ne reste pas neutre ni impuissant devant les écarts.
 

Le bon maître veille aussi à la bonne organisation de la meute et à la cohérence absolue entre les comportements des membres de la famille vis-à-vis du chien :

 

Dans la famille, tous les adultes doivent avoir le rang de dominants. Le couple doit éviter de montrer au chien ses désaccords surtout à son sujet : l’un ne doit pas désapprouver l’autre devant lui, au risque de le dévaloriser et de laisser penser au chien que cette personne n’est plus dominante sur lui.

 

Tous les prétendants au rang des dominants doivent se conduire comme tels sinon le chien ne les reconnaîtra pas comme dominants et souffrira psychiquement du manque d’organisation de son groupe.

 

Le chien devra être en bas de la hiérarchie mais il considère toujours les jeunes enfants (impubères) comme des chiots : il les protège le plus souvent, mais il les prend aussi pour des compagnons de jeu auxquels il doit s’imposer pour gagner la partie : attention donc aux risques inhérents et surtout au moment où l’enfant devient adolescent que le chien aura du mal à identifier comme un changement de rang social.

 

Avec les autres animaux de la famille, une fois les présentations faites avec précaution, le bon sens et la nature feront le reste sous le contrôle du chef de meute qui seul doit faire régner l’ordre.
 
Conclusion :
 

Beaucoup de problèmes de comportement chez le chien proviennent de son mauvais positionnement dans le groupe familial ou d’une mauvaise perception de son organisation.

 

Si vous aimez votre chien, veillez à son bien-être « psychique ». Donnez-lui donc d’abord  la formation indispensable à une bonne communication avec ses congénères et avec les humains, puis indiquez-lui clairement sa place au sein de la structure familiale où il trouvera confortable sa position hiérarchique de dominé.

A vous de jouer …

 

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EDUCATION : SOCIALISER OU SOCIABILISER ?

 
Un peu de vocabulaire :    Socialiser ou Sociabiliser ?
 
Dans nos articles et nos explications, il sera souvent question de socialisation et de sociabilisation du chien. Ces deux mots ont-ils la même signification et sont-ils employés indifféremment l’un pour l’autre, ou bien ont-ils des significations différentes ? 
 
On les confond facilement car ces mots se ressemblent et font référence tous les deux au mot « société » mais ils ne sont pas pour autant synonymes. Arrêtons-nous un moment sur leurs définitions pour pourvoir les employer et les interprêter ensuite correctement.
 
 
L’adjectif social signifie « qui est relatif à un groupe d’individus, à une société ».
  
Il peut ainsi qualifier les rapports entre les personnes ou entre les classes de la société. Il se dit aussi de ce qui appartient à une association, à une société.
  
Exemples :
On étudie le comportement social des fourmis.
– Le siège social du Club.
  

 

 

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Médor apprend à communiquer par les postures, les mimiques faciales, les signaux vocaux :  il se socialise …

 

 

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Azor n’est pas très sociable !

 
L’adjectif sociable signifie « qui est capable de vivre paisiblement avec ses semblables, qui aime la compagnie des autres, qui est capable de relations humaines aimables ».
  
 Exemples :
– Le dauphin est un animal très sociable.
– Mon voisin n’est pas très sociable.
  

 
On retiendra que la socialisation est l’apprentissage de la capacité d’entrer en relation sociale avec les autres et donc de codes de communication communs.
 

La sociabilisation est la mise en pratique de le socialisation. Elle est la manifestation de la sociabilité qui est le désir de rentrer en contact avec le type d’individus auquel – bien entendu- on a été socialisé.
 
Un chien socialisé avec ses congénères est capable de communiquer avec eux.
Un chien sociable recherche leur contact et joue avec eux.
Il en va de même avec les différents types d’humains.

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EDUCATION : EVEIL DU CHIOT

 

L’ éveil du chiot :

 

Comme vous le savez, le développement du chiot commence dans le ventre de sa mère et se poursuit tout au long  de sa vie, mais les premières semaines sont déterminantes pour son comportement d’adulte. Entre la 5ème et la 16ème semaine, le cerveau du chiot est en cours de « programmation » : les perceptions resteront fixées durablement dans sa structure. Au delà de cette période, cette intégration ne se fera pas dans la structure du cerveau et sera donc moins sûre et plus temporaire.
 
Nous laisserons ici de côté tout ce qui est du ressort de l’éleveur : qualité des géniteurs, accompagnement de la gestation et des semaines qui suivent la naissance avant que le chiot ne quitte l’élevage. Non pas parce que ça n’est pas important, bien au contraire, mais parce que cela nous échappe une fois engagé auprès de l’éleveur.
 
Nous nous attarderons donc sur les semaines qui suivent l’adoption, celles sur lesquelles la responsabilité du maître est ca-pi-ta-le.
 
Cependant, nous ne décrirons pas ici le programme (pratiqué au Club) qui relève des principes de l’Ecole du chiot ®, elle-même tirée du concept des Dog Schools britanniques. Ces Ecoles ont été développées pour inciter les maîtres à éduquer leur chien le plus tôt possible, sans attendre d’y être incité voire contraint par son manque d’obéissance et ses diverses bêtises. En mettant en outre à leur disposition des parcours « d’aguerrissement » plus ou moins acrobatiques, les Ecoles du chiot sont aussi très utiles pour favoriser les activités d’éveil des pauvres chiots des grandes villes qui n’ont pas d’aussi nombreuses  possibilités de se « dégourdir » au contact de la Nature  que leurs congénères de notre si belle région.
 

En plus du programme suivi au Club, comment donc participer au développement comportemental de notre chiot en profitant au mieux de notre environnement ?

 

La socialisation du chiot :

 

C’est la priorité parmi toutes les activités d’éveil.
 
Le chien est un animal social. Ses ancêtres vivent en meutes très hiérarchisées, et lui-même retourne spontanément  à cette organisation s’il se trouve abandonné par les humains et en compagnie d’autres congénères.
 
Il est donc structuré mentalement pour ce type d’organisation sociale et souffre d’ailleurs gravement s’il ne la trouve pas dans sa nouvelle vie (voir « Le chien et la hiérarchie »).
 
La socialisation avec les autres chiens :
 

Au Club, en toute sécurité, le chiot pourra être socialisé avec des congénères variés au cours des séances de jeu qui lui seront offertes. Il y apprendra les codes de comportement qui lui seront utiles pour avoir de bons rapports avec eux.

Fort de l’expérience acquise au Club, à vous de poursuivre ces séances en dehors avec les chiens, petits ou grands, mâles et femelles, rencontrés chez vous ou en promenade pour lui faire comprendre que ces comportements sont valables quel que soit le lieu avec ses semblables.
 
La socialisation avec les autres animaux :
 
Le Club ne dispose pas d’un parc animalier qui pourrait rivaliser avec votre environnement personnel et nous ne pourrons vous aider que par nos conseils.  A vous donc de faire perdre à votre chiot cette sensation que les êtres qui l’entourent appartiennent à la même espèce que lui ou que tous sont destinés à son alimentation, croyances qu’il a très naturellement.
 
Dès son arrivée dans votre foyer, il sera nécessaire de lui présenter, avec toutes les précautions en fonction du type d’animal présenté (terrain neutre, sous contrôle effectif pour pouvoir prévenir les réactions brutales de l’un ou de l’autre), les animaux qu’il aura à fréquenter (chien, chat, tortue, gallinacés, chevaux, etc.) ou à observer (poissons, oiseaux en cage, etc.). Parmi les interdits devront figurer tous ceux concernant l’approche ou le jeu avec certains d’entre eux. Faute de règles de cohabitation possibles, il faudra mettre en place des dispositifs de sécurité.
 
La socialisation avec les humains :
 
Un chiot qui n’a pas été socialisé avec les humains risque d’agir avec vous, et surtout avec les autres membres de la famille, comme si vous étiez un chien. Il faut donc lui apprendre que nous n’appartenons pas à la même espèce, et que nous avons des règles de comportement et des codes bien à nous. A vous ensuite de  lui procurer au sein de votre famille la structure hiérarchique dont il a absolument besoin pour vivre, et de lui indiquer clairement sa place dans cette hiérarchie dont la bonne organisation va le rassurer.
 
Vous pratiquez cela au Club en lui faisant rencontrer d’autres humains et en lui apprenant quelques exercices élémentaires. Il faut bien sûr poursuivre et approfondir dans la vie de tous les jours en appliquant strictement les mêmes principes faute de quoi votre chiot ne s’y retrouverait pas. Vous lui ferez rencontrer les humains les plus divers (jeunes et vieux, hommes et femmes, facteur, éboueurs, voisins grincheux ou pas, etc.) pour qu’il ait avec eux des relations harmonieuses.
 
L’éveil sensoriel et moteur du chiot :
 
Bien entendu, le Club est un endroit ou votre chiot pourra développer tous ses sens. Il entraînera son odorat en identifiant ses congénères et les marques olfactives qu’ils portent ou déposent, en rencontrant les autres humains, en découvrant le terrain et les odeurs dont il est imprégné par les animaux sauvages qui le traversent. De plus, l’Ecole du chiot lui proposera des exercices et des jeux de reconnaissance d’odeurs, d’accoutumance aux bruits les plus divers, de contacts avec des objets insolites ou des personnes aux comportements bizarres.
 
Mais le Club ne fait pas tout. A côté de ces séances hebdomadaires (très insuffisantes par rapport au besoin d’une pratique fréquente et prolongée),  à vous de lui faire faire des promenades enrichissantes. Attention : au bout de quelque temps la promenade hygiénique, par son caractère routinier, n’est  plus  une activité d’éveil. Prenez  soin de faire faire à votre chiot le plus vite possible de vraies promenades-découverte à la campagne, dans la forêt, au bord des lacs et rivières, au bord de mer, en ville et dans les zones d’affluence.
 
La Nature et l’environnement seront une source très riche de découvertes. Vous pourrez aussi les compléter avec des exercices et des situations que vous allez créer :
 
–  Familiarisez votre chiot avec les odeurs et les bruits de la maison et des alentours dès son accueil bien sûr.
 
– Faites-lui ensuite découvrir tous les bruits les plus insolites (klaxons, sifflets, sonneries, musique en tous genres, instruments divers, percussions, cris, etc.) au besoin en inventant des instruments sonores (bidons en plastique, canettes remplis de pierres plus ou moins grosses avec le quel le chiot pourra jouer sans en avoir peur, etc.). Ne lui faites surtout pas peur (et ne vous montrez donc pas inquiété vous-même) et habituez-le progressivement aux bruits (volume croissant, bruit plus ou moins impressionnant, proximité de la source du bruit …).
 
– Apprenez à votre chiot à marcher sur des supports inhabituels ou à franchir certains obstacles (graviers, carrelages, paillassons, escaliers pleins et  ajourés,  herbes hautes, branchages, flaques d’eau, eau de bord de lac et de mer, sable, gravier, terrain boueux, marécage, ponts de bateaux, pontons d’embarquement, escalators, tapis-roulants). Attention toutefois à ne pas en faire un « commando »  capable de sauter votre clôture, et à faire en sorte qu’il  se méfie des véhicules !
 
Le Club est certes un endroit où votre chiot pourra développer sa motricité au travers des jeux avec ses congénères, des parcours d’obstacles, et des exercices élémentaires, mais vous n’y passez que  2 ou 3 heures par semaine. Ayez à l’esprit que les occasions seront plus nombreuses et variées en dehors du Club, sous votre conduite. La nature ne manque pas de parcours acrobatiques. A vous de multiplier les stimulations fort des conseils et des exemples reçus au Club.
 

Les exercices élémentaires :

 

L’Ecole du chiot vous enseigne quelques exercices élémentaires d’éducation. Il faudra cependant poursuivre ces exercices « à la maison » pour donner à votre chiot le goût de « travailler » avec vous avec plaisir.
 
Rappelez-vous que « la maison » est l’endroit le plus favorable à la mise en application des exercices appris au Club. On pourra y instaurer le calme en éloignant les perturbateurs de tous poils et en choisissant le bon moment, alors qu’au Club le chiot  ne pense qu’à jouer avec ses congénères ou à découvrir un environnement encore peu familier et modifié en permanence par ses nombreux occupants.
 
« La maison » est aussi un endroit où vous pourrez alterner facilement de courtes séquences d’exercice et de jeu comme il est recommandé pour être efficace.
 
Vous renforcerez ensuite  les acquis « de la maison » en allant faire les mêmes exercices dans des environnements variés et progressivement de plus en plus difficiles pour développer les capacités de concentration  de votre chiot. De retour au Club, votre chiot sera ainsi plus concentré pour travailler malgré la présence de ses camarades de jeu.
 
Parmi les exercices élémentaires, il faut travailler en priorité  la pratique du conditionnement sur l’objet de motivation dont l’intérêt vous a été expliqué à l’Ecole du chiot pour établir une grande complicité entre vous et lui. Cet apprentissage a toute l’apparence du jeu et sa pratique  doit rapidement devenir une véritable récompense pour le chiot. Une pratique fréquente à chaque occasion de vous retrouver seul avec lui, et alternée régulièrement avec les autres exercices moins ludiques, le rendra véritablement « accro » à votre objet de motivation et cet attachement vous sera très utile pour motiver votre chien tout au long de sa vie.
 
L’autonomie :
 
Pour éviter que votre chiot ne souffre de vos absences, il vous appartient, le Club et son Ecole du chiot ne pouvant pas se substituer à vous dans ce domaine, de l’habituer progressivement, dès son arrivée au foyer, à supporter la solitude, ce qui lui est toujours pénible dès lors qu’il a quitté la portée.
 
Sa mère n’ayant plus la possibilité de lui apprendre à être autonome, c’est à vous qu’il revient de lui donner cette capacité qui renforcera sa « personnalité » , sa stabilité émotionnelle et son assurance.
 
Progressivement,  habituez-le à rester seul à distance de plus en plus grande de vous, puis à ne plus vous avoir dans son champ visuel, puis à rester enfermé dans une pièce différente de plus en plus éloignée, puis à rester seul dehors avec vous à l’intérieur, puis à vous absenter de la maison avec lui dedans puis dehors. A chaque étape, prenez soin d’augmenter pro-gre-ssi-ve-ment la durée de l’exercice.
 
Il vous faudra aussi le confier à la garde de personnes connues, puis à d’autres inconnues, avec le concours de vos amis ou de membres du Club. Bien entendu, avant d’être contraint à le confier à une pension, il sera bon de l’entraîner à y faire des séjours de courte durée qui vous permettront en même temps de tester l’établissement.
 
Apprenez-lui à vous attendre au calme dans la voiture (et au frais en été !) en ayant pris les précautions d’usage pour sa santé et celle de votre véhicule.
 
Au cours de cet apprentissage élémentaire, vous serez peut-être amené à apprendre à votre chiot à supporter de rester enfermé dans une cage de transport (ou d’exposition) s’il a tendance à faire des dégâts lorsqu’il est seul. Vous pouvez tout aussi bien inclure cet entraînement à votre programme, même sans y être obligé, de façon à développer les capacités d’adaptation de votre chiot.
 
La détection des troubles du comportement :
 
L’Ecole du chiot permet de détecter les difficultés rencontrées par votre chiot dans les situations auxquelles il sera confronté. La probabilité de détecter très tôt d’éventuels troubles du comportement chez votre chiot est évidemment beaucoup plus élevée si vous observez attentivement ses réactions pendant les différents exercices faits en dehors du Club que nous venons de mentionner.
 
Prenez donc le temps de noter ses différentes façons de réagir. Parlez-en à votre moniteur qui vous aidera à approfondir vos observations, voire à apporter des corrections à votre façon de faire, ou à vous diriger vers un vétérinaire spécialiste avant qu’il ne soit trop tard.
 
Un conseil : analysez aussi dans le détail votre façon de faire … surtout quand ça ne marche pas  !
 
 

Vous l’aurez compris : l’Ecole du chiot c’est franchement l’inverse de l’école de la République : les devoirs à la maison sont obligatoires !

 

 

 

EDUCATION : BIBLIOGRAPHIE

 

Bibliographie pour l’éducation canine :

 

Voici quelques livres  dont la lecture est intéressante pour mieux éduquer son chien. Ils sont disponibles en prêt à la bibliothèque du Club pour les adhérents du Club, mais certains sont si peu coûteux qu’il vaut mieux les acheter pour les conserver tout au long de la vie du chien.

 

Dans cet article, nous donnons un avis technique sur ces ouvrages en fonction de l’expérience que nous avons acquise sur le sujet, et  à la lumière des essais – fructueux ou infructueux – que nous avons  faits des méthodes et exercices préconisés par ces ouvrages.

 

Références du document

Notre avis sur le document

« Eduquer son chiot pour les Nuls »

 
de Sarah HODGSON et
Catherine COLLIGNON
aux Editions FIRST 
415 pages
Acheté au prix de
21, 76 €
Ouvrage très complet. Il traite de tout : du choix d’un chiot aux soins, en passant par l’éducation, le traitement des comportements gênants, et même une liste de jeux et de tours.
 
On voit que cet ouvrage très détaillé a été rédigé par une américaine ! Tout y est analysé, décortiqué, avec précision.
 
Si on l’achète, il faut absolument le lire avant de choisir un chiot pour profiter de l’étendue de ses conseils. Il se lit facilement au fil de l’ouvrage, à raison d’un chapitre par jour pour bien le digérer, mais il peut aussi être fouillé à la demande et en anticipant un peu au fur et à mesure de la croissance du chien.
 
Pour les apprentissages : un peu trop poussé et compliqué, à notre avis, sur ce qu’il faut apprendre à un chien. Quelques exercices fantaisistes nuisant à la perception de l’essentiel.
 
Intéressant mais plus pour les initiés, les débutants pourraient s’y perdre dans tous les apprentissages proposés …
« J’éduque mon chien, en 1 week’end »
  
de  Isabelle COLLIN
aux Editions FIRST
155 pages
Acheté au prix de
9,95 €
  
Très complet, avec en particulier de très bons conseils en matière de sécurité. Belle présentation de l’éditeur, facile et agréable à lire, tout est clairement exposé.
 
Sur le plan technique, les exercices sont correctement décrits en détail, l’auteur insiste bien et à juste titre sur les points-clés souvent négligés par les apprentis, avec réalisme. Il n’y a pas d’exercices ni de méthodes fantaisistes. La logique de la progression est bien soulignée. Un très bon guide.
 
Le titre est un peu trompeur, car la seule lecture intégrale du bouquin – nécessaire avant de commencer le programme – vous prendra déjà du temps, mais l’idée de consacrer un week-end (d’effort) à l’éducation de son chien est intéressante pour un maître très occupé en semaine. Il faut cependant ne pas se contenter de cette méthode pour obtenir des résultats durables et un bon niveau d’obéissance !
« L’éducation
 du chien »
 
du
Dr Joël DEHASSE
Editions LAGRIFFE
275 pages
Acheté au prix de
19,00 €

Plutôt destiné à une clientèle avertie, quelquefois très technique, voire ardu, cet ouvrage est d’une grande utilité pour ceux qui souhaitent fonder leur programme d’éducation sur une méthode réellement et sérieusement naturelle utilisant au mieux les constantes du comportement canin.

 

Si la compréhension est parfois difficile, la lecture est aisée : les chapitres sont courts, la mise en page est claire.  Le plan adopté permet une bonne assimilation des connaissances. Heureusement car les illustrations sont rares !

 

Excellent ouvrage qui permet d’acquérir ou de réactualiser les connaissances nécessaires pour établir un programme d’éducation canine reposant sur une bonne compréhension du comportement canin. Lecture – ou plutôt étude –  indispensable pour les éducateurs canins dont il peut-être l’ouvrage de référence.

 « J’éduque mon chien »
 
Hors Série n°1
du magazine Chiens sans laisse
110 pages
Acheté au prix de 6,90 €
 

Compilation très intéressante d’articles parus dans le magazine Chiens sans laisse, donc du sérieux. Facile à lire, et à petite dose grâce à des chapitres cours. Du texte  essentiellement. Pas très cher mais peut-être déjà épuisé …

 

Les conseils sont très pertinents. Ils insistent toujours sur les points-clés de l’apprentissage. Pas de fantaisie dans les exercices ou dans les ordres, la méthode est claire : du sérieux, du solide, du réalisme. Une bonne deuxième partie sur les comportements déviants. La dernière partie est consacrée à des apprentissages ludiques allant au delà de l’éducation de base.

 « Eduquer son chien »
 
de Katharina Schlegl-Kofler
aux Editions Hachette pratique
62 pages
Acheté au prix de
5,60 €

Excellent ouvrage qui présente l’avantage d’être vite lu, bon marché, facile d’accès. Les recommandations sont très pertinentes. Peu de recherche dans les techniques d’apprentissage. Attention cependant pour les maîtres peu avertis ou n’ayant pas lu avec précision les préconisations de l’auteur : l’apprentissage reposant sur l’usage excessif de la croquette peut faire commettre des erreurs.  

 

D’autres procédés tout aussi naturels peuvent être employés, présentant moins d’inconvénients potentielsDans le processus de conditionnement, un novice appliquant sans finesse ce procédé pourrait en effet employer la nourriture comme stimulus au lieu de la cantonner à son rôle de renforçateur, ce qui entraînerait des défauts difficiles à faire disparaître (transfert de l’attention du chien à son maître et à son regard sur l’emplacement supposé de la récompense, main ou poche ; confusions, généralisation …).

« Guide pratique du chien de sport et d’utilité »
 
Edition 2002.
 
D.GRANDJEAN, N.MOQUET, S. PAWLOWIEZ, A-K. TOURTEBATTE, F. CACCIANI, H. BACQUE.
 
Ed. par ANIWA Publishing.

Ouvrage collectif d’experts. Présente les différentes disciplines d’utilisation et de sport canin de façon très synthétique et complète. Traite surtout de façon très poussée les connaissances de base sur la physiologie et le comportement canins, la préparation des chiens de sport, l’alimentation, la génétique, la reproduction, les soins courants et vétérinaires, la réglementation. Tout ce qui concerne le chien est passé en revue.

 

Ouvrage de référence pour les spécialistes et les professionnels, très complet, abondamment illustré, d’une présentation, claire qui en facilite la lecture, heureusement pour les articles techniques notamment, dont la compréhension nécessite une lecture attentive. Peu de choses sur l’éducation.

EDUCATION : LA  » DETENTE  » AU CLUB

 

La « détente » au Club :

 

Dès votre arrivée sur le terrain du Club, la leçon commence !

 

La mise au parc de détente de votre chien n’est pas une « récréation » dans votre cours hebdomadaire d’éducation : son but – essentiel dans l’éducation du chien – est non pas de lui faire faire ses besoins, non pas de lui dégourdir les pattes s’il a fait un long trajet en voiture, non pas de le fatiguer un peu avant le cours pour qu’il soit plus docile, non pas de le faire jouer avec ses congénères pour lui faire plaisir. C’est bien sûr souvent un peu tout cela à la fois, mais ça n’est pas la priorité car tout cela peut être fait ailleurs que dans le parc de détente. Le but essentiel de la mise au parc dit « de détente » est la socialisation avec les congénères, étape importante de l’éducation canine, qui est d’ailleurs souvent la première des préoccupations du nouvel adhérent.

 

Voyons donc comment bien utiliser le parc de détente.

 

Votre chien a-t-il fait sa sortie avant de venir au Club ? Même si c’est le cas, voici comment procéder :
 
Que votre chien ait fait ou non ses besoins avant d’embarquer dans la voiture (attention, il est fréquent que cela se fasse en 2 ou 3 « passes » et le voyage en voiture risque fort de provoquer une nouvelle envie…), faites-lui une pose-besoins soit sur le trajet en vous arrêtant quelques minutes, au calme, bien tranquille, sur un des nombreux chemins forestiers que vous rencontrez sur votre route, soit à l’arrivée sur le parking du Club en lui faisant faire une petite promenade, en laisse ou à la longe, en limite de la forêt. Prenez l’habitude de venir plus tôt au Club pour faire cette promenade hygiénique tranquillement. Cette halte permettra à votre chien de se dégourdir les pattes et de se soulager (éventuellement sans contrainte de ramassage de crottes…)
 
Une fois rentré au Club, il vous appartiendra de surveiller votre chien et de ramasser les crottes où qu’elles se trouvent !
 
Vous arrivez près des parcs de détente :
 
Venez consulter le moniteur présent pour demander la conduite à tenir. Si vous observez de loin une surpopulation des parcs de détente, mettez votre chien à l’attache à l’un des postes prévus, cet exercice faisant aussi parti de l’éducation du chien, et attendez que la place se libère dans le parc de détente, au besoin en le demandant au moniteur ou en sollicitant les « occupants ».
 
Suivant les indications du moniteur (ou sur votre propre appréciation si la place est libre et si les congénères déjà présents sont des congénères déjà bien identifiés par votre chien), vous placerez votre chien dans le parc de détente qui convient : les chiens de petite taille (moins de 10 kg), chiots ou adultes, sont mis dans le parc Petits chiens.
 
Dans les deux parcs de détente, les chiens sont placés mâles et femelles de tous âges mélangés. Le but n’est pas de les faire jouer ensemble mais de les socialiser, le jeu n’étant que le signe que tout se passe bien. Pour bien vivre dans la société des chiens, ils doivent apprendre le langage des attitudes et des postures, des mimiques faciales, des regards et des messages vocaux en observant leurs congénères et en testant leurs réactions aux messages qu’ils leur envoient à leur tour. Cette socialisation est donc très importante pour votre tranquilité.
 
Cet apprentissage suppose :
 
– que les chiens soient laissés libres d’évoluer dans le parc, sans laisse mais avec le collier pour pouvoir les rattacher plus facilement au moment de les sortir du parc,
 
– qu’ils soient seuls entre eux, hors la présence de leur maître qui déforme l’environnement par sa seule présence,
 
– qu’ils ne soient pas trop nombreux pour être bien visibles les uns des autres et avoir la place de se mouvoir librement (7 ou 8 sur le même terrain sont suffisants),
 
– que le maître ne doit pas perturber les « conversations » entre chiens en ne restant pas près des clôtures, en n’intervenant d’aucune manière ni de la voix, ni du geste, ni même du regard, tant  que tout se passe normalement,
 
– qu’il devra veiller à afficher le plus grand calme même lorsque les « conversations » entre chiens deviennent un peu « bruyantes » (ce qui fait partie des échanges normaux entre chiens), l’intervention du maître entraînant le plus souvent des réactions négatives,
 
– que les chiens soient le moins possible excités, en évitant toute cause potentielle de dispute entre chiens (jouets ou gamelles d’eau créant une concurrence entre eux),
 
– que les cas particuliers fassent l’objet d’un traitement spécial décidé par le moniteur.
 
La gestion du parc de détente :
 
Les parcs de détente sont réservés à l’usage de ceux qui en acceptent les règles.
 
Les maîtres doivent veiller à ne pas monopoliser le parc de détente à leur seul profit. Le Club n’est pas une garderie pour chiens, c’est un lieu d’apprentissage. La socialisation doit être accessible à tous, à tour de rôle, un séjour de 10 minutes dans le parc, pratiqué régulièrement, étant suffisant pour cet apprentissage. A sa sortie, le chien peut être utilement placé à l’attache en tout sécurité à un poste prévu à cet effet (utiliser obligatoirement la chaîne fournie).
 
Les maîtres doivent aussi se retenir de placer leur chien à la détente systématiquement avec  les mêmes « amis », ce qui le priverait d’une expérience diversifiée et n’aurait pas autant d’intérêt pour la socialisation.
 
Ils doivent éviter de rester groupés aux abords du portillon d’accès et se disperser au contraire tout le long de la clôture du parc (en s’en tenant éloignés le plus possible).
 
Lorsque l’un des maîtres doit sortir son chien du parc, les autres doivent attirer le leur dans un angle opposé au portillon pour faciliter la sortie.
 
Les sorties générales en fin de détente se font un par un, chaque maître allant à tour de rôle chercher son chien, les autres écartant le leur du portillon.
 
Pour récupérer son chien, le maître le fait passer seul dans le sas le plus vite possible (avant que les autres, normalement appelés à l’écart par leurs maîtres, ne reviennent à la charge) et l’attache avant de le sortir.
 
En cas de dispute entre chiens :
 
Attention les vrais combats avec morsure sont rarissimes. Il est très dangereux de s’en mêler (sauf à distance avec un jet d’eau par exemple).
 
Ce que nous interprétons souvent, à tort, pour des combats, ne sont que des simulacres habituels de combat qui font partie de la coutume entre chiens et s’arrêtent très vite pourvu qu’on ne perturbe pas leur déroulement.
 
Eviter de se mêler de la « pseudo-bagarre » en gardant son calme et en ne manifestant aucune intervention (surtout pas de cris qui ne font qu’exciter les chiens), jusqu’à ce que la « dispute » s’arrête d’elle-même au bout de quelques secondes.
 
Les seules interventions peuvent consister, dans le plus grand calme, et avec sang-froid, à ce que les maîtres détournent gentiment l’attention de leurs chiens en les attirant dans des directions opposées à l’aide de leurs objets de motivation.
 
Vous le voyez : la détente est un véritable travail pour le maître !
 
 
 

EDUCATION : LE BON EQUIPEMENT

 
Le bon équipement pour bien éduquer son chien :
 

Quel est l’équipement nécessaire pour l’éducation canine ? Comme toute pratique, elle nécessite un « outillage » adapté, le bon outil faisant – là aussi – le bon ouvrier. Nous distinguerons l’équipement du chien qui participe directement à son éducation, et les outils du maître.

 

L’EQUIPEMENT DU CHIEN :

 

Le collier :

 
Il existe une grande variété de colliers. Certains modèles sont plus adaptés à la présentation en concours de beauté en raison de leur discrétion qui met en valeur les lignes du chien, d’autres sont plus commodes pour le quotidien car ils permettent d’y fixer un moyen d’identifier le chien, d’autres répondent mieux aux goûts esthétiques du maître. Pour chacune de ces options, le maître pourra choisir celui qui lui paraît le plus indiqué.
 
Pour ce qui concerne l’éducation, forts de notre expérience, nous exclurons le harnais, qui favorise  la traction (c’est dailleurs lui qui est utilisé pour les activités d’attelage), y compris pour les chiens dont la fragilité semble recommander cet équipement. Le licol est préconisé par certains modernistes mais il est peu adapté à la bonne tenue du chien au pied.
 
Nous exclurons tout autant le collier à pointes (utilisé souvent par les maîtres de chiens récalcitrants pour les dissuader de leur arracher un bras).
 
Plutôt que celle du collier fixe souple ou rigide, nous recommandons pour l’éducation l’utilisation du collier autoserrant appelé à tort « collier étrangleur », que nous préférons appeler « collier de travail« , pour les raisons suivantes :
 

Sans réglage initial, ce collier est toujours adapté à l’encolure du chien qui ne peut pas s’en défaire s’il tente de s’échapper, (ce qui n’est pas le cas du collier fixe dont le chien adroit peut se débarrasser par des contorsions s’il n’est pas suffisamment serré)  alors qu’il se desserre facilement quand on veut le retirer, ce qui en fait le plus pratique pour l’exercice.

Contrairement à ce que d’aucuns avancent, il ne fait pas souffrir l’animal car, dans notre méthode d’apprentissage, il n’est pas utilisé pour le brutaliser. Si d’aventure le chien tire sur sa laisse, il ressent un « inconfort » (qu’il a lui-même provoqué et qu’il doit apprendre à gérer,  proportionnel à sa traction et non pas à la mauvaise humeur de son maître … ) tout à fait équivalent à celui que lui ferait ressentir une traction sur un collier fixe.

Mais il est potentiellement moins traumatisant pour le chien qu’un collier fixe car, lorsqu’il serre le cou sous l’effet de la traction régulière et continue du chien, la pression est répartie sur tout le périmètre de l’encolure, sans écraser le larynx comme le fait un collier fixe au moment d’une traction. Pour sa mise en place correcte, la laisse est en outre attachée à la hampe du collier (partie libre qui dépasse quand il enserre le cou) qui passe sur le dessus de l’encolure et non pas dessous, ce qui fait peser les efforts éventuels de traction non pas sur le larynx mais sur le dessus – musclé – de l’encolure.
 
Il existe différents modèles de colliers de travail. Nous recommandons les colliers métalliques ordinaires, indépendants de la laisse, avec une maille très fine pour les très petits chiens, une maille fine pour les moyens, et une grande maille (soudée) pour les moyens et gros. La longueur sera adaptée à la taille de l’encolure. Elle devra laisser une hampe suffisante pour que le collier puisse être facilement retiré sans arracher les oreilles de votre compagnon.
 
La laisse :
 

Nous recommandons pour l’éducation une laisse en nylon (imputrescible, lavable, incassable – sauf pour le mousqueton mais qui peut être remplacé), cylindrique (ce qui permet de la serrer correctement dans la main, alors qu’une laisse plate glisse facilement et brûle la main) d’1 centimètre de diamètre, d’une longueur de 1m à 1m20 (qui permet de laisser au chien une marge de liberté  suffisante pour certains exercices en laisse, sans être encombré par excès).

D’autres modèles existent qui serviront à la promenade en ville avec un chien obéissant (laisse courte, voire laisse-collier), à la promenade hygiénique (laisse téléscopique … sauf pour les chiens puissants capables d’entraîner leurs maîtres …),etc.
 
La muselière :
 

Obligatoire pour les chiens catégorisés, elle est recommandée pour l’entraînement de tous les chiens, tous potentiellement mordeurs dans certaines situations qu’il vaudrait mieux pouvoir prévenir (chiens souffrants ou devenus agressifs) par un apprentissage en douceur et précoce de la muselière.

Il est utile de détenir une muselière légère en toile à laquelle le chien aura été habitué très jeune, et qui restera stockée avec le collier et la laisse pour en faire un équipement familier auquel le chien continuera à être entraîné régulièrement pour ne pas perdre ce savoir-faire.
 
Les jouets :
 

Deux ou trois jouets laissés à disposition du chien dans ses lieux de stationnement habituels seront utiles pour qu’il ne se sente pas trop seul, pour qu’il puisse se distraire – seul – par le jeu ou en les machônnant (dans ce dernier cas, éviter les jouets qui ressemblent à des objets personnels que vous ne voulez pas voir détruits …).

Les objets pouvant être lancés par le maître, ou qui roulent seuls, voire ceux qui font un peu de bruit, seront très utilisés.

 

LES OUTILS DU MAITRE :
 
Les « friandises » :
 

L’alimentation est un réflexe profondément ancré qui procède de l’instinct de survie. Récompenser son chien par de la nourriture sera donc extrêmement facile pour lui apprendre les exercices du programme d’éducation. La récompense renforcera son envie de reproduire l’action qui lui a fait obtenir cette récompense.

Il faut choisir des « friandises » pas trop caloriques, voire en déduire la valeur nutritive de la ration quotidienne, pour qu’elle ne nuisent pas à la longue à la santé du chien.  Elles ne doivent pas être trop volumineuses, ni trop  coûteuses pour être transportées en permanence et distribuées très fréquemment.

Il faut en permanence détenir des friandises dès lors qu’on demande quelque chose au chien, de façon à pouvoir récompenser une bonne réaction. Les friandises doivent toujours être à portée de main.
 
L’objet de motivation :
 

Cet objet ne doit pas être confondu avec un jouet du chien (ni lui ressembler si possible) : c’est un outil appartenant au maître qu’il faut essayer de conserver toute la vie du chien.

Cet objet doit être robuste, peu encombrant, facile à lancer, à nettoyer, à identifier. Une balle de tennis fait parfaitement l’affaire.

 

On apprend au chien à convoiter cet objet par des exercices très spécifiques de façon à conditionner le chien sur son objet de motivation. A sa vue, il ne doit avoir qu’une idée (devenue une obsession ) : le récupérer pour avoir l’occasion de la rapporter au maître et gagner ainsi une récompense et le droit à un nouveau lancer qui …. etc, etc. Combiné à la distribution de nourriture qui vient le récompenser, ce jeu avec l’objet de motivation est en lui-même une récompense : il doit être enseigné au plus tôt et être entretenu toute la vie du chien.

Il faut donc en permanence avoir l’objet de motivation à portée de main pendant les exercices et les sorties.
 
Une sacoche :
 

La récompense doit être délivrée aussitôt après la bonne exécution et doit donc être à portée de main pendant tout l’exercice. Une sacoche (type « banane ») portée à la ceinture sur le côté droit (opposé au chien au pied) sera très utile pour transporter en permanence une bonne provision de « friandises » pendant les exercices.

La même sacoche pourra recevoir aussi l’objet de motivation, voire d’autres accessoires (sifflet, clicker).

Pour ne jamais oublier les outils essentiels de l’éducation canine,  on stockera la sacoche au même « clou » que le collier et la laisse.
 
Un sifflet :
 

Si votre voix ne porte pas loin, un sifflet pourrait vous être utile pour rappeler votre chien. Pour cela vous habituerez votre chien à entendre, quand vous le rappelez, toujours le même coup de sifflet aussitôt après l’ordre « Au pied ! « .

Vous choisirez un sifflet 2 tons comme on en trouve dans les magasins d’articles de chasse. Prenez- le avec vous chaque fois que vous vous occupez de votre chien.
 
Une longe :
 

Une longe est une laisse de grande longueur (non rétractable). Elle vous sera utile pour les exercices qui nécessitent de laisser le chien s’éloigner de vous tout en en conservant le contrôle. La bonne longueur est de 8 à 10 m.

 

 

Voilà l’équipement de base nécessaire à l’éducation de votre chien. Lorsque vous venez au Club pour une séance de travail, n’oubliez surtout pas votre sacoche contenant les friandises et l’objet de motivation !

 

 

 

 

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Référencé par la ville de Biscarrosse sur le guide des Landes.