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EDUCATION / CONSEILS : COMMENT S’EXERCER A LA MAISON

 

 

Comment s’exercer à la maison ?

 

Il faut surtout pratiquer les exercices en dehors des cours dispensés au club qui s’adressent au maître et non pas au chien. Pour réussir, il faut donc s’entraîner à la maison ! C’est à dire en dehors du club, où les conditions sont plus difficiles du fait de la présence des autres chiens et des autres adhérents, dans son jardin ou au cours de la promenade dans un endroit tranquille.

 

Quelques recommandations pour que ce travail soit efficace:

 

1. Tout d’abord, faites en sorte que votre chien ait envie de travailler avec vous.

 

Comprenez que votre chien aura d’autant plus envie de s’entraîner avec vous à la maison et de faire les exercices indiqués que ce sera pour lui une occasion un peu rare d’être seul avec vous en « tête à tête ». Un chien que vous chouchouterez tout au long de la journée en répondant à toutes ses sollicitations n’aura pas besoin de vous au moment où vous voudrez lui faire faire des exercices. C’est à contrecoeur qu’il vous suivra dans le jardin pour aller faire des exercices alors qu’il était si bien installé à vos pieds devant la télé  ! Laissez-lui donc le temps de s’ennuyer loin de vous, il n’en sera que plus heureux d’être avec vous pour travailler un peu …

 

2. De votre côté, il faut aussi avoir envie de faire travailler votre chien dans une ambiance détendue.

 

Si vous êtes énervé, impatient, contrarié, vous ne serez pas un bon enseignant et vous ne ferez pas preuve des qualités de calme, de persévérance qui sont nécessaires. Votre chien le sentira et il ne prendra pas plaisir à travailler avec vous s’il ne ressent pas votre propre plaisir à le faire travailler et à lui enseigner.

 

3. Votre chien aura d’autant plus envie de faire quelques exercices que ceux-ci seront attrayants et distrayants. Votre entraînement à la maison doit toujours être assimilé à un jeu, un jeu ou on gagne presque toujours et ou on reçoit des récompenses.

 

Une bonne ambiance, de l »entrain et de la gaité, un programme agréable d’exercices qu’on réussit, des câlins et des récompenses, l’impression de satisfaire son maître feront de lui un élève attentif qui viendra plus volontiers au cours du soir!

 

4. Attention ! L’ambiance de jeu ne veut pas dire l’absence de sérieux et de concentration. Votre élève apprendra d’autant mieux que votre entraînera se déroulera dans une ambiance studieuse.

 

Rappelez-vous  la difficulté que vous avez d’obtenir au club, avec l’animation qui y règne, ce que vous arrivez à obtenir chez vous. Evitez-donc de faire vos exercices d’apprentissage en présence d’un autre chien (même s’il est de l’autre côté de la clôture de votre jardin), ou avec un enfant turbulent qui veut à tout prix prendre la direction des exercices, la présence de tous ces perturbateurs ne pourra qu’être introduite progressivement pour durcir peu à peu les conditions d’appentissage.

 

4. Appliquez strictement les techniques qui vous ont été indiquées par votre moniteur.

 

Gardez-vous bien de répéter des exercices où le chien ne ferait que s’entraîner à prendre de mauvaises positions et de mauvaises habitudes ! Tout doit être parfait pour faire faire un exercice : préparez-vous intellectuellement en révisant toutes les conditions techniques à remplir avant de faire faire. Dans le doute, abstenez-vous de faire faire un exercice que vous ne maîtrisez pas jusqu’au prochain passage au club où vous pourrez vous faire bien préciser les exercices à faire, puis noter les consignes de façon à pouvoir vous les rémémorer avant vos exercices à la maison.

 

5. Respectez la progression du programme d’entraînement.

 

N’essayez jamais de faire ce que vous avez vu faire aux autres adhérents plus avancés, ne faites que ce que le moniteur vous a montré et expliqué en détail. N’hésitez pas à vous faire préciser en fin de cours ce que vous devez travailler pour la séance suivante.

 

Les exercices se font dans un ordre précis, logique, du simple au compliqué, en s’appuyant toujours sur des choses connues. Tout doit être fait pour ne pas placer le chien dans une situation inconnue pour lui qui créerait de l’inquiétude. La difficulté des exercices est croissante, mais de façon très progressive de façon à ce que la difficulté ne soit jamais perceptible par le chien, et à ce qu’il franchisse les étapes sans s’en rendre compte. Un nouveau savoir-faire n’est enseigné que si le savoir-faire précédent est parfaitement acquis. On ne construit pas un nouvel étage sur un étage branlant…

 

Quelques principes simples :

 

6. La séance d’entraînement totale ne doit pas excéder 5 minutes.

 

7. Pour un exercice donné en cours d’apprentissage, pas plus de 5 répétitions du mouvement  (et seulement 3 répétitions si elles sont toutes les 3 couronnées de succès).

 

8. En cas d’échec à la dernière exécution, ne pas risquer un 6ème échec ni terminer sur un échec. Terminer la séance sur un exercice bien maîtrisé pour finir sur un succès. Le chien doit rester sur un souvenir agréable de sa séance de travail.

 

9. Pour un exercice déjà bien maîtrisé de façon courante par votre chien, ne le faites pas refaire si la première exécution est parfaite. Félicitez et récompensez toujours mais avec moins d’enthousiasme que lors de l’apprentissage de cet exercice.

 

10. Constituez vous un programme d’entraînement en fonctiion de votre niveau et de votre besoin de travailler. Ne faites pas d’exercice au hasard (notre temps est précieux). Notez votre programme d’entraînement et répartissez tous les exercices que vous devez travailler sur vos séances hebdomadaires de façon à ne pas créer de routine.

 

 

Bon courage. N’hésitez pas à nous contacter par messagerie ou par téléphone pour recevoir les conseils de nos éducateurs.

 

 

 

 

EDUCATION / CONSEILS : LE CHIEN ET LA HIERARCHIE

 
Le chien et la hiérarchie :
 
Le chien est un animal social : comme son ancêtre le loup qui vit en groupe (la meute), le chien ne peut pas vivre seul. Sans en avoir conscience, du plus profond de son cerveau, il se réfère au quotidien à cette organisation sociale qui est une nécessité ancestrale pour ceux de son espèce : celle de vivre en bande organisée pour pouvoir survivre.
  
Un besoin ancestral :
 
Le loup a besoin de vivre au sein d’un groupe structuré et organisé, pour sa survie et celle de son espèce, c’est donc un besoin vital.
 
Peu doué pour la cueillette, et encore moins pour l’agriculture, et la pêche n’étant pas chose facile surtout en hiver, le loup vit de la chasse. Il pourrait subsister en se contentant de dévorer les petits animaux comme le fait son cousin le renard mais il trouve plus efficace de traquer le gros gibier (dont les dépouilles se conservent plus longtemps …). Or, pour cela, et même pour un sujet très fort physiquement,  il vaut mieux s’y prendre à plusieurs. La contrepartie, c’est qu’il faut partager le butin, mais il faut le faire suivant des règles précises connues de tous sinon des combats fratricides permanents causeraient la perte du groupe, et à terme de l’espèce. Ces règles de priorité reposent sur le respect d’une hiérarchie fondée sur la force physique comme étant la meilleure façon d’assurer la survie de l’espèce : priorité à l’individu, et donc au plus robuste, au plus capable d’assurer la continuité de l’espèce, mais avec une forme de respect pour les femelles et les jeunes évidemment.
 
La vie en groupe est une formule qui permet aussi d’assurer plus facilement la continuité de l’espèce par la reproduction : les femelles y sont groupées, c’est plus simple et aussi plus sûr d’autant qu’elles peuvent s’entraider en cas de  problème d’allaitement pour assurer la survie des petits. D’où l’utilité sociale des « grossesses nerveuses » que les  femelles non dominantes non fécondées peuvent développer pour pallier les déficiences éventuelles de la femelle dominante. Ce sont aussi les rapports hiérarchiques qui fixent l’accès à la reproduction : priorité au dominant, au fort sur le faible, ce qui perpétue la solidité de l’espèce.
  
Le groupe, c’est aussi une plus grande sécurité face au danger, moins de charge pour monter la garde et plus de confort pour se tenir chaud. On y crée ce que les humains appelleraient des « liens d’affection » et qui sont en fait de l’attachement, lien qui résulte du phénomène d’imprégnation et non pas de l’amour filial.
 
Le loup vit donc en meute pour des raisons profondes de survie de l’espèce : il lui est impossible de survivre seul.
 
Le chien et la meute :
 
Le chien garde au plus profond de son cerveau le souvenir du mode de vie de ses ancêtres sauvages.
 
S’il est abandonné par les humains, il peut d’ailleurs reconstituer assez facilement avec des compagnons d’infortune ce mode de vie en meute. Dans cet exercice, il est cependant moins doué que ses ancêtres pour établir une organisation parfaite du fait de la domestication, mais aussi de ses origines elles-mêmes : les premiers « chiens » adoptés par les premiers hommes étaient des louveteaux,  et donc encore insuffisamment formés à la vie en meute. De ce fait, le chien garde dans son cerveau primitif  une certaine immaturité sociale qui est la trace du comportement juvénile de ses origines.
  
Pour vivre en groupe en bonne entente, il faut disposer d’un règlement, communiquer avec ses partenaires et donc disposer d’un langage ou d’un code de communication. Le règlement, c’est l’organisation hiérarchique reposant sur la force physique. Le langage , c’est celui des mimiques faciales et des postures, des signaux vocaux que les chiens adoptent pour obtenir l’effet désiré sur leur « adversaire » potentiel. L’apprentissage de ce code de communication, et de l’usage qui doit en être fait, commence dès le plus jeune âge (5 semaines) au sein de la fratrie au cours de la distribution de l’alimentation et des jeux : c’est la socialisation que l’éleveur puis le maître s’efforceront de poursuivre (voir « l’éveil du chiot ») en comprenant bien la signification et l’intérêt des jeux, ces combats rituels que se livrent les « apprentis en communication et en en vie sociale ».
  
Pour que le groupe soit efficace, il faut certes qu’il y existe une bonne coopération entre membres mais il faut aussi qu’il soit organisé et dirigé, d’où la nécessité de lui trouver un chef. Pour le chien comme pour le loup, le groupe n’a qu’un seul chef : le dominant. Derrière lui, les autres individus se classent entre eux suivant leur force physique testée régulièrement.
  
Le chef, c’est celui qui dirige, qui montre le chemin, qui fait régner l’ordre et respecter les règlements, qui est juste, qui assure la sécurité du groupe. Sans chef, point de salut donc, ni pour le groupe, ni pour l’individu, même si le chef a la fâcheuse habitude de se servir en premier ce qui n’est qu’un moindre mal (chez le chien !) du moment qu’il assure à ses subordonnés ce dont ils ont besoin.
  
Inconsciemment, le chien fait tellement de cette nécessité une condition de survie qu’il ne supporte pas l’absence d’organisation : s’il ne retrouve pas dans son foyer cette structure sociale, il souffre de stress, plus ou moins grave, pas toujours très perceptible, mais qui est le plus souvent à l’origine des comportements gênants dont le maître identifie rarement la véritable cause : l’insatisfaction dans la recherche de son rang social. L’anxiété est la première cause de tous les comportements gênants.
  
Un chien dominant va immanquablement tenter de trouver la solution : prendre la direction du groupe. S’il y parvient, le problème est réglé, mais la situation est dangereuse pour les autres membres du groupe et les autres humains qui n’ont plus qu’à se conformer à ses codes de conduite et à rester à leur place sous peine de sanction. S’il n’y parvient pas, il continuera en permanence à contester le rang qu’on lui impose, et le danger est grand de lui laisser penser qu’il parviendra à prendre la tête du groupe.
  
Un chien dominé ne souffrira pas de cette situation pourvu que ses besoins soient assurés sous la direction du maître-chef de meute. Il respectera sans difficulté les règles clairement énoncées et intangibles. Il obéira plus volontiers parce qu’il sait que c’est une obligation hiérarchique ancestrale et une nécessité pour sa survie. Rassuré sur le comportement à adopter, il trouvera sa position confortable, et se montrera plus équilibré et plus calme. Au travail, il sera « heureux » d’apprendre de son maître et « honoré » de participer à la satisfaction de ses besoins.
 
La première condition pour bien accueillir un chien est donc de lui procurer cette organisation dont il a besoin pour son bon développement et sa bonne insertion  au sein de la famille, qu’il assimile toujours à une meute, quoi qu’en pense le maître, et quel que soit le chien petit ou gros, mâle ou femelle.
  
Qu’est-ce qu’un bon maître ?
 
Le bon maître donne à son chien le meilleur traitement pour sa santé et son équilibre psychique. S’il ne le fait pas, il en subira les conséquences sans toujours bien comprendre d’où lui viennent ses difficultés.
 
En prenant la place du dominant au sein de la famille, le bon maître donne à son chien le chef dont il a besoin.
  
Quelques principes :
  
Le chef mange en premier, devant les autres, lentement, sans avoir peur qu’on lui vole sa pitance. Les dominés mangent si le chef l’autorise, et à l’écart. Si vous nourrissez votre chien avant votre repas, ne le faites pas juste avant votre repas et pas dans la même pièce, ne lui laissez pas la nourriture à disposition, ne cédez pas à ses demandes, décidez du moment.
  
Seul le chef de meute à accès à la reproduction. Attention au chevauchement hiérarchique qui est un signe de dominance et non d’homosexualité, le chevauchement sexuel étant réservé au partenaire de sexe opposé. Un chien dominant, mâle ou femelle, a toujours tendance à avoir des relations privilégiées avec la personne du couple qui est du sexe opposé au sien : attention donc aux manifestations de «  jalousie » qui ne sont en fait que de la dominance exercée à la fois sur l’un et l’autre.
  
Le chef contrôle la situation en se plaçant toujours à un endroit « stratégique ». Installez votre chien dans un coin de la pièce, à un endroit où il ne contrôle pas physiquement tous les déplacements dans la maison. Interdisez-lui le seuil des portes, les entrées, voire les couloirs. Son lieu de repos doit être choisi comme étant aussi un lieu de soumission et non comme un lieu de dominance afin de pouvoir l’y envoyer lorsqu’on le réprimande.
  
Le chef prend les initiatives. Pour ne pas être dans la position du dominé, ne lui laissez pas l’initiative des contacts, des séances de caresses, des jeux, de la fin du travail ou du jeu, quelle que soit la façon dont il manifeste sa volonté (aboiement, grognement, voire plus y compris les tentatives de ruse qu’un maître peu avisé prend pour de la repentance).
 
Le chef sait où il va. Il apporte le confort moral et physique à ses subordonnés en les délivrant des tracasseries et en leur permettant de s’épanouir. Un chef, c’est le confort …
  
Le bon maître est dominant sans contestation possible. Il a une posture de chef : droit, imposant, donnant des ordres clairs, sans hésitation, il est confiant et rassurant. Il est constant dans ses réactions, rien ne lui échappe. Il ne se laisse pas intimider. Il n’est pas impatient mais au contraire posé, réfléchi, ne faisant rien à la va-vite (ce qui lui permet d’être toujours égal, rigoureux mais juste …). Il ne communique pas de stress mais la sérénité dans une atmosphère confortable. Il se montre généreux et attachant en récompensant la soumission. Il punit l’insoumission et ne reste pas neutre ni impuissant devant les écarts.
 

Le bon maître veille aussi à la bonne organisation de la meute et à la cohérence absolue entre les comportements des membres de la famille vis-à-vis du chien :

 

Dans la famille, tous les adultes doivent avoir le rang de dominants. Le couple doit éviter de montrer au chien ses désaccords surtout à son sujet : l’un ne doit pas désapprouver l’autre devant lui, au risque de le dévaloriser et de laisser penser au chien que cette personne n’est plus dominante sur lui.

 

Tous les prétendants au rang des dominants doivent se conduire comme tels sinon le chien ne les reconnaîtra pas comme dominants et souffrira psychiquement du manque d’organisation de son groupe.

 

Le chien devra être en bas de la hiérarchie mais il considère toujours les jeunes enfants (impubères) comme des chiots : il les protège le plus souvent, mais il les prend aussi pour des compagnons de jeu auxquels il doit s’imposer pour gagner la partie : attention donc aux risques inhérents et surtout au moment où l’enfant devient adolescent que le chien aura du mal à identifier comme un changement de rang social.

 

Avec les autres animaux de la famille, une fois les présentations faites avec précaution, le bon sens et la nature feront le reste sous le contrôle du chef de meute qui seul doit faire régner l’ordre.
 
Conclusion :
 

Beaucoup de problèmes de comportement chez le chien proviennent de son mauvais positionnement dans le groupe familial ou d’une mauvaise perception de son organisation.

 

Si vous aimez votre chien, veillez à son bien-être « psychique ». Donnez-lui donc d’abord  la formation indispensable à une bonne communication avec ses congénères et avec les humains, puis indiquez-lui clairement sa place au sein de la structure familiale où il trouvera confortable sa position hiérarchique de dominé.

A vous de jouer …

 

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EDUCATION : SOCIALISER OU SOCIABILISER ?

 
Un peu de vocabulaire :    Socialiser ou Sociabiliser ?
 
Dans nos articles et nos explications, il sera souvent question de socialisation et de sociabilisation du chien. Ces deux mots ont-ils la même signification et sont-ils employés indifféremment l’un pour l’autre, ou bien ont-ils des significations différentes ? 
 
On les confond facilement car ces mots se ressemblent et font référence tous les deux au mot « société » mais ils ne sont pas pour autant synonymes. Arrêtons-nous un moment sur leurs définitions pour pourvoir les employer et les interprêter ensuite correctement.
 
 
L’adjectif social signifie « qui est relatif à un groupe d’individus, à une société ».
  
Il peut ainsi qualifier les rapports entre les personnes ou entre les classes de la société. Il se dit aussi de ce qui appartient à une association, à une société.
  
Exemples :
On étudie le comportement social des fourmis.
– Le siège social du Club.
  

 

 

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Médor apprend à communiquer par les postures, les mimiques faciales, les signaux vocaux :  il se socialise …

 

 

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Azor n’est pas très sociable !

 
L’adjectif sociable signifie « qui est capable de vivre paisiblement avec ses semblables, qui aime la compagnie des autres, qui est capable de relations humaines aimables ».
  
 Exemples :
– Le dauphin est un animal très sociable.
– Mon voisin n’est pas très sociable.
  

 
On retiendra que la socialisation est l’apprentissage de la capacité d’entrer en relation sociale avec les autres et donc de codes de communication communs.
 

La sociabilisation est la mise en pratique de le socialisation. Elle est la manifestation de la sociabilité qui est le désir de rentrer en contact avec le type d’individus auquel – bien entendu- on a été socialisé.
 
Un chien socialisé avec ses congénères est capable de communiquer avec eux.
Un chien sociable recherche leur contact et joue avec eux.
Il en va de même avec les différents types d’humains.

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EDUCATION : EVEIL DU CHIOT

 

L’ éveil du chiot :

 

Comme vous le savez, le développement du chiot commence dans le ventre de sa mère et se poursuit tout au long  de sa vie, mais les premières semaines sont déterminantes pour son comportement d’adulte. Entre la 5ème et la 16ème semaine, le cerveau du chiot est en cours de « programmation » : les perceptions resteront fixées durablement dans sa structure. Au delà de cette période, cette intégration ne se fera pas dans la structure du cerveau et sera donc moins sûre et plus temporaire.
 
Nous laisserons ici de côté tout ce qui est du ressort de l’éleveur : qualité des géniteurs, accompagnement de la gestation et des semaines qui suivent la naissance avant que le chiot ne quitte l’élevage. Non pas parce que ça n’est pas important, bien au contraire, mais parce que cela nous échappe une fois engagé auprès de l’éleveur.
 
Nous nous attarderons donc sur les semaines qui suivent l’adoption, celles sur lesquelles la responsabilité du maître est ca-pi-ta-le.
 
Cependant, nous ne décrirons pas ici le programme (pratiqué au Club) qui relève des principes de l’Ecole du chiot ®, elle-même tirée du concept des Dog Schools britanniques. Ces Ecoles ont été développées pour inciter les maîtres à éduquer leur chien le plus tôt possible, sans attendre d’y être incité voire contraint par son manque d’obéissance et ses diverses bêtises. En mettant en outre à leur disposition des parcours « d’aguerrissement » plus ou moins acrobatiques, les Ecoles du chiot sont aussi très utiles pour favoriser les activités d’éveil des pauvres chiots des grandes villes qui n’ont pas d’aussi nombreuses  possibilités de se « dégourdir » au contact de la Nature  que leurs congénères de notre si belle région.
 

En plus du programme suivi au Club, comment donc participer au développement comportemental de notre chiot en profitant au mieux de notre environnement ?

 

La socialisation du chiot :

 

C’est la priorité parmi toutes les activités d’éveil.
 
Le chien est un animal social. Ses ancêtres vivent en meutes très hiérarchisées, et lui-même retourne spontanément  à cette organisation s’il se trouve abandonné par les humains et en compagnie d’autres congénères.
 
Il est donc structuré mentalement pour ce type d’organisation sociale et souffre d’ailleurs gravement s’il ne la trouve pas dans sa nouvelle vie (voir « Le chien et la hiérarchie »).
 
La socialisation avec les autres chiens :
 

Au Club, en toute sécurité, le chiot pourra être socialisé avec des congénères variés au cours des séances de jeu qui lui seront offertes. Il y apprendra les codes de comportement qui lui seront utiles pour avoir de bons rapports avec eux.

Fort de l’expérience acquise au Club, à vous de poursuivre ces séances en dehors avec les chiens, petits ou grands, mâles et femelles, rencontrés chez vous ou en promenade pour lui faire comprendre que ces comportements sont valables quel que soit le lieu avec ses semblables.
 
La socialisation avec les autres animaux :
 
Le Club ne dispose pas d’un parc animalier qui pourrait rivaliser avec votre environnement personnel et nous ne pourrons vous aider que par nos conseils.  A vous donc de faire perdre à votre chiot cette sensation que les êtres qui l’entourent appartiennent à la même espèce que lui ou que tous sont destinés à son alimentation, croyances qu’il a très naturellement.
 
Dès son arrivée dans votre foyer, il sera nécessaire de lui présenter, avec toutes les précautions en fonction du type d’animal présenté (terrain neutre, sous contrôle effectif pour pouvoir prévenir les réactions brutales de l’un ou de l’autre), les animaux qu’il aura à fréquenter (chien, chat, tortue, gallinacés, chevaux, etc.) ou à observer (poissons, oiseaux en cage, etc.). Parmi les interdits devront figurer tous ceux concernant l’approche ou le jeu avec certains d’entre eux. Faute de règles de cohabitation possibles, il faudra mettre en place des dispositifs de sécurité.
 
La socialisation avec les humains :
 
Un chiot qui n’a pas été socialisé avec les humains risque d’agir avec vous, et surtout avec les autres membres de la famille, comme si vous étiez un chien. Il faut donc lui apprendre que nous n’appartenons pas à la même espèce, et que nous avons des règles de comportement et des codes bien à nous. A vous ensuite de  lui procurer au sein de votre famille la structure hiérarchique dont il a absolument besoin pour vivre, et de lui indiquer clairement sa place dans cette hiérarchie dont la bonne organisation va le rassurer.
 
Vous pratiquez cela au Club en lui faisant rencontrer d’autres humains et en lui apprenant quelques exercices élémentaires. Il faut bien sûr poursuivre et approfondir dans la vie de tous les jours en appliquant strictement les mêmes principes faute de quoi votre chiot ne s’y retrouverait pas. Vous lui ferez rencontrer les humains les plus divers (jeunes et vieux, hommes et femmes, facteur, éboueurs, voisins grincheux ou pas, etc.) pour qu’il ait avec eux des relations harmonieuses.
 
L’éveil sensoriel et moteur du chiot :
 
Bien entendu, le Club est un endroit ou votre chiot pourra développer tous ses sens. Il entraînera son odorat en identifiant ses congénères et les marques olfactives qu’ils portent ou déposent, en rencontrant les autres humains, en découvrant le terrain et les odeurs dont il est imprégné par les animaux sauvages qui le traversent. De plus, l’Ecole du chiot lui proposera des exercices et des jeux de reconnaissance d’odeurs, d’accoutumance aux bruits les plus divers, de contacts avec des objets insolites ou des personnes aux comportements bizarres.
 
Mais le Club ne fait pas tout. A côté de ces séances hebdomadaires (très insuffisantes par rapport au besoin d’une pratique fréquente et prolongée),  à vous de lui faire faire des promenades enrichissantes. Attention : au bout de quelque temps la promenade hygiénique, par son caractère routinier, n’est  plus  une activité d’éveil. Prenez  soin de faire faire à votre chiot le plus vite possible de vraies promenades-découverte à la campagne, dans la forêt, au bord des lacs et rivières, au bord de mer, en ville et dans les zones d’affluence.
 
La Nature et l’environnement seront une source très riche de découvertes. Vous pourrez aussi les compléter avec des exercices et des situations que vous allez créer :
 
–  Familiarisez votre chiot avec les odeurs et les bruits de la maison et des alentours dès son accueil bien sûr.
 
– Faites-lui ensuite découvrir tous les bruits les plus insolites (klaxons, sifflets, sonneries, musique en tous genres, instruments divers, percussions, cris, etc.) au besoin en inventant des instruments sonores (bidons en plastique, canettes remplis de pierres plus ou moins grosses avec le quel le chiot pourra jouer sans en avoir peur, etc.). Ne lui faites surtout pas peur (et ne vous montrez donc pas inquiété vous-même) et habituez-le progressivement aux bruits (volume croissant, bruit plus ou moins impressionnant, proximité de la source du bruit …).
 
– Apprenez à votre chiot à marcher sur des supports inhabituels ou à franchir certains obstacles (graviers, carrelages, paillassons, escaliers pleins et  ajourés,  herbes hautes, branchages, flaques d’eau, eau de bord de lac et de mer, sable, gravier, terrain boueux, marécage, ponts de bateaux, pontons d’embarquement, escalators, tapis-roulants). Attention toutefois à ne pas en faire un « commando »  capable de sauter votre clôture, et à faire en sorte qu’il  se méfie des véhicules !
 
Le Club est certes un endroit où votre chiot pourra développer sa motricité au travers des jeux avec ses congénères, des parcours d’obstacles, et des exercices élémentaires, mais vous n’y passez que  2 ou 3 heures par semaine. Ayez à l’esprit que les occasions seront plus nombreuses et variées en dehors du Club, sous votre conduite. La nature ne manque pas de parcours acrobatiques. A vous de multiplier les stimulations fort des conseils et des exemples reçus au Club.
 

Les exercices élémentaires :

 

L’Ecole du chiot vous enseigne quelques exercices élémentaires d’éducation. Il faudra cependant poursuivre ces exercices « à la maison » pour donner à votre chiot le goût de « travailler » avec vous avec plaisir.
 
Rappelez-vous que « la maison » est l’endroit le plus favorable à la mise en application des exercices appris au Club. On pourra y instaurer le calme en éloignant les perturbateurs de tous poils et en choisissant le bon moment, alors qu’au Club le chiot  ne pense qu’à jouer avec ses congénères ou à découvrir un environnement encore peu familier et modifié en permanence par ses nombreux occupants.
 
« La maison » est aussi un endroit où vous pourrez alterner facilement de courtes séquences d’exercice et de jeu comme il est recommandé pour être efficace.
 
Vous renforcerez ensuite  les acquis « de la maison » en allant faire les mêmes exercices dans des environnements variés et progressivement de plus en plus difficiles pour développer les capacités de concentration  de votre chiot. De retour au Club, votre chiot sera ainsi plus concentré pour travailler malgré la présence de ses camarades de jeu.
 
Parmi les exercices élémentaires, il faut travailler en priorité  la pratique du conditionnement sur l’objet de motivation dont l’intérêt vous a été expliqué à l’Ecole du chiot pour établir une grande complicité entre vous et lui. Cet apprentissage a toute l’apparence du jeu et sa pratique  doit rapidement devenir une véritable récompense pour le chiot. Une pratique fréquente à chaque occasion de vous retrouver seul avec lui, et alternée régulièrement avec les autres exercices moins ludiques, le rendra véritablement « accro » à votre objet de motivation et cet attachement vous sera très utile pour motiver votre chien tout au long de sa vie.
 
L’autonomie :
 
Pour éviter que votre chiot ne souffre de vos absences, il vous appartient, le Club et son Ecole du chiot ne pouvant pas se substituer à vous dans ce domaine, de l’habituer progressivement, dès son arrivée au foyer, à supporter la solitude, ce qui lui est toujours pénible dès lors qu’il a quitté la portée.
 
Sa mère n’ayant plus la possibilité de lui apprendre à être autonome, c’est à vous qu’il revient de lui donner cette capacité qui renforcera sa « personnalité » , sa stabilité émotionnelle et son assurance.
 
Progressivement,  habituez-le à rester seul à distance de plus en plus grande de vous, puis à ne plus vous avoir dans son champ visuel, puis à rester enfermé dans une pièce différente de plus en plus éloignée, puis à rester seul dehors avec vous à l’intérieur, puis à vous absenter de la maison avec lui dedans puis dehors. A chaque étape, prenez soin d’augmenter pro-gre-ssi-ve-ment la durée de l’exercice.
 
Il vous faudra aussi le confier à la garde de personnes connues, puis à d’autres inconnues, avec le concours de vos amis ou de membres du Club. Bien entendu, avant d’être contraint à le confier à une pension, il sera bon de l’entraîner à y faire des séjours de courte durée qui vous permettront en même temps de tester l’établissement.
 
Apprenez-lui à vous attendre au calme dans la voiture (et au frais en été !) en ayant pris les précautions d’usage pour sa santé et celle de votre véhicule.
 
Au cours de cet apprentissage élémentaire, vous serez peut-être amené à apprendre à votre chiot à supporter de rester enfermé dans une cage de transport (ou d’exposition) s’il a tendance à faire des dégâts lorsqu’il est seul. Vous pouvez tout aussi bien inclure cet entraînement à votre programme, même sans y être obligé, de façon à développer les capacités d’adaptation de votre chiot.
 
La détection des troubles du comportement :
 
L’Ecole du chiot permet de détecter les difficultés rencontrées par votre chiot dans les situations auxquelles il sera confronté. La probabilité de détecter très tôt d’éventuels troubles du comportement chez votre chiot est évidemment beaucoup plus élevée si vous observez attentivement ses réactions pendant les différents exercices faits en dehors du Club que nous venons de mentionner.
 
Prenez donc le temps de noter ses différentes façons de réagir. Parlez-en à votre moniteur qui vous aidera à approfondir vos observations, voire à apporter des corrections à votre façon de faire, ou à vous diriger vers un vétérinaire spécialiste avant qu’il ne soit trop tard.
 
Un conseil : analysez aussi dans le détail votre façon de faire … surtout quand ça ne marche pas  !
 
 

Vous l’aurez compris : l’Ecole du chiot c’est franchement l’inverse de l’école de la République : les devoirs à la maison sont obligatoires !

 

 

 

EDUCATION : LE BON EQUIPEMENT

 
Le bon équipement pour bien éduquer son chien :
 

Quel est l’équipement nécessaire pour l’éducation canine ? Comme toute pratique, elle nécessite un « outillage » adapté, le bon outil faisant – là aussi – le bon ouvrier. Nous distinguerons l’équipement du chien qui participe directement à son éducation, et les outils du maître.

 

L’EQUIPEMENT DU CHIEN :

 

Le collier :

 
Il existe une grande variété de colliers. Certains modèles sont plus adaptés à la présentation en concours de beauté en raison de leur discrétion qui met en valeur les lignes du chien, d’autres sont plus commodes pour le quotidien car ils permettent d’y fixer un moyen d’identifier le chien, d’autres répondent mieux aux goûts esthétiques du maître. Pour chacune de ces options, le maître pourra choisir celui qui lui paraît le plus indiqué.
 
Pour ce qui concerne l’éducation, forts de notre expérience, nous exclurons le harnais, qui favorise  la traction (c’est dailleurs lui qui est utilisé pour les activités d’attelage), y compris pour les chiens dont la fragilité semble recommander cet équipement. Le licol est préconisé par certains modernistes mais il est peu adapté à la bonne tenue du chien au pied.
 
Nous exclurons tout autant le collier à pointes (utilisé souvent par les maîtres de chiens récalcitrants pour les dissuader de leur arracher un bras).
 
Plutôt que celle du collier fixe souple ou rigide, nous recommandons pour l’éducation l’utilisation du collier autoserrant appelé à tort « collier étrangleur », que nous préférons appeler « collier de travail« , pour les raisons suivantes :
 

Sans réglage initial, ce collier est toujours adapté à l’encolure du chien qui ne peut pas s’en défaire s’il tente de s’échapper, (ce qui n’est pas le cas du collier fixe dont le chien adroit peut se débarrasser par des contorsions s’il n’est pas suffisamment serré)  alors qu’il se desserre facilement quand on veut le retirer, ce qui en fait le plus pratique pour l’exercice.

Contrairement à ce que d’aucuns avancent, il ne fait pas souffrir l’animal car, dans notre méthode d’apprentissage, il n’est pas utilisé pour le brutaliser. Si d’aventure le chien tire sur sa laisse, il ressent un « inconfort » (qu’il a lui-même provoqué et qu’il doit apprendre à gérer,  proportionnel à sa traction et non pas à la mauvaise humeur de son maître … ) tout à fait équivalent à celui que lui ferait ressentir une traction sur un collier fixe.

Mais il est potentiellement moins traumatisant pour le chien qu’un collier fixe car, lorsqu’il serre le cou sous l’effet de la traction régulière et continue du chien, la pression est répartie sur tout le périmètre de l’encolure, sans écraser le larynx comme le fait un collier fixe au moment d’une traction. Pour sa mise en place correcte, la laisse est en outre attachée à la hampe du collier (partie libre qui dépasse quand il enserre le cou) qui passe sur le dessus de l’encolure et non pas dessous, ce qui fait peser les efforts éventuels de traction non pas sur le larynx mais sur le dessus – musclé – de l’encolure.
 
Il existe différents modèles de colliers de travail. Nous recommandons les colliers métalliques ordinaires, indépendants de la laisse, avec une maille très fine pour les très petits chiens, une maille fine pour les moyens, et une grande maille (soudée) pour les moyens et gros. La longueur sera adaptée à la taille de l’encolure. Elle devra laisser une hampe suffisante pour que le collier puisse être facilement retiré sans arracher les oreilles de votre compagnon.
 
La laisse :
 

Nous recommandons pour l’éducation une laisse en nylon (imputrescible, lavable, incassable – sauf pour le mousqueton mais qui peut être remplacé), cylindrique (ce qui permet de la serrer correctement dans la main, alors qu’une laisse plate glisse facilement et brûle la main) d’1 centimètre de diamètre, d’une longueur de 1m à 1m20 (qui permet de laisser au chien une marge de liberté  suffisante pour certains exercices en laisse, sans être encombré par excès).

D’autres modèles existent qui serviront à la promenade en ville avec un chien obéissant (laisse courte, voire laisse-collier), à la promenade hygiénique (laisse téléscopique … sauf pour les chiens puissants capables d’entraîner leurs maîtres …),etc.
 
La muselière :
 

Obligatoire pour les chiens catégorisés, elle est recommandée pour l’entraînement de tous les chiens, tous potentiellement mordeurs dans certaines situations qu’il vaudrait mieux pouvoir prévenir (chiens souffrants ou devenus agressifs) par un apprentissage en douceur et précoce de la muselière.

Il est utile de détenir une muselière légère en toile à laquelle le chien aura été habitué très jeune, et qui restera stockée avec le collier et la laisse pour en faire un équipement familier auquel le chien continuera à être entraîné régulièrement pour ne pas perdre ce savoir-faire.
 
Les jouets :
 

Deux ou trois jouets laissés à disposition du chien dans ses lieux de stationnement habituels seront utiles pour qu’il ne se sente pas trop seul, pour qu’il puisse se distraire – seul – par le jeu ou en les machônnant (dans ce dernier cas, éviter les jouets qui ressemblent à des objets personnels que vous ne voulez pas voir détruits …).

Les objets pouvant être lancés par le maître, ou qui roulent seuls, voire ceux qui font un peu de bruit, seront très utilisés.

 

LES OUTILS DU MAITRE :
 
Les « friandises » :
 

L’alimentation est un réflexe profondément ancré qui procède de l’instinct de survie. Récompenser son chien par de la nourriture sera donc extrêmement facile pour lui apprendre les exercices du programme d’éducation. La récompense renforcera son envie de reproduire l’action qui lui a fait obtenir cette récompense.

Il faut choisir des « friandises » pas trop caloriques, voire en déduire la valeur nutritive de la ration quotidienne, pour qu’elle ne nuisent pas à la longue à la santé du chien.  Elles ne doivent pas être trop volumineuses, ni trop  coûteuses pour être transportées en permanence et distribuées très fréquemment.

Il faut en permanence détenir des friandises dès lors qu’on demande quelque chose au chien, de façon à pouvoir récompenser une bonne réaction. Les friandises doivent toujours être à portée de main.
 
L’objet de motivation :
 

Cet objet ne doit pas être confondu avec un jouet du chien (ni lui ressembler si possible) : c’est un outil appartenant au maître qu’il faut essayer de conserver toute la vie du chien.

Cet objet doit être robuste, peu encombrant, facile à lancer, à nettoyer, à identifier. Une balle de tennis fait parfaitement l’affaire.

 

On apprend au chien à convoiter cet objet par des exercices très spécifiques de façon à conditionner le chien sur son objet de motivation. A sa vue, il ne doit avoir qu’une idée (devenue une obsession ) : le récupérer pour avoir l’occasion de la rapporter au maître et gagner ainsi une récompense et le droit à un nouveau lancer qui …. etc, etc. Combiné à la distribution de nourriture qui vient le récompenser, ce jeu avec l’objet de motivation est en lui-même une récompense : il doit être enseigné au plus tôt et être entretenu toute la vie du chien.

Il faut donc en permanence avoir l’objet de motivation à portée de main pendant les exercices et les sorties.
 
Une sacoche :
 

La récompense doit être délivrée aussitôt après la bonne exécution et doit donc être à portée de main pendant tout l’exercice. Une sacoche (type « banane ») portée à la ceinture sur le côté droit (opposé au chien au pied) sera très utile pour transporter en permanence une bonne provision de « friandises » pendant les exercices.

La même sacoche pourra recevoir aussi l’objet de motivation, voire d’autres accessoires (sifflet, clicker).

Pour ne jamais oublier les outils essentiels de l’éducation canine,  on stockera la sacoche au même « clou » que le collier et la laisse.
 
Un sifflet :
 

Si votre voix ne porte pas loin, un sifflet pourrait vous être utile pour rappeler votre chien. Pour cela vous habituerez votre chien à entendre, quand vous le rappelez, toujours le même coup de sifflet aussitôt après l’ordre « Au pied ! « .

Vous choisirez un sifflet 2 tons comme on en trouve dans les magasins d’articles de chasse. Prenez- le avec vous chaque fois que vous vous occupez de votre chien.
 
Une longe :
 

Une longe est une laisse de grande longueur (non rétractable). Elle vous sera utile pour les exercices qui nécessitent de laisser le chien s’éloigner de vous tout en en conservant le contrôle. La bonne longueur est de 8 à 10 m.

 

 

Voilà l’équipement de base nécessaire à l’éducation de votre chien. Lorsque vous venez au Club pour une séance de travail, n’oubliez surtout pas votre sacoche contenant les friandises et l’objet de motivation !

 

 

 

 

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