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TECHNIQUE : COMPARAISON DES TECHNIQUES D’APPRENTISSAGE DU ASSIS ET DU COUCHE

 
Comparaison des techniques d’apprentissage du Assis et du Couché :
 
La technique du Renforcement du Assis et du Couché Spontanés est indiscutablement la technique de départ lorsqu’on a la chance d’avoir un chiot. Nous ne la comparerons donc pas aux deux autres. Mais cette technique devra être suivie d’une des deux autres si elle ne suffit pas à obtenir le résultat complet et définitif, ce qui est généralement le cas sauf pour des sujets très doués (chien et maîtres …). Il faudra donc choisir entre les deux autres techniques.
 
L’expérience de nombreuses années d’éducation canine sur des races de chiens très diverses, d’âges très  différents, avec des maîtres de tous âges, de tous niveaux et de toutes aptitudes nous a montré que l’apprentissage du Assis et du Couché initiaux à la croquette, s’ils sont parfois incontournables dans certains cas, présentent de graves inconvénients tant dans la mise en pratique que dans la qualité des résultats obtenus.

 

Pour le Assis « à la croquette » :

 

1. Il faut pouvoir venir se placer face au chien debout sans qu’il ne bouge, ce qui est difficile à obtenir d’un débutant.
 

2. Pour réaliser ce mouvement, il faut maîtriser le « Pas bouger », ce qui n’est pas une priorité pour un chien débutant et sature ses capacités d’assimilation. Comme c’est difficile, c’est une source de conflits inutiles entre le maître et le chien qui risquent d’empêcher la progression.

 

Pour le Couché « à la croquette » :

 

1. Très fréquemment, le chien se couche de travers à partir de la position au pied. Ce défaut provient du fait qu’il est très difficile, voire impossible avec un grand chien de présenter la croquette dans l’axe du chien assis au pied pour éviter qu’il ne se couche en biais, voire sur les pieds du maître.

 

2. Cette condition ne peut pas être remplie avec un chien de grande taille pour lui faire exécuter un Couché à partir de la position au pied et il faut alors adopter une autre configuration ce qui retarde l’apprentissage du Couché au pied.

 

Dans ces deux apprentissages  :

 

1. On utilise comme stimulus (déclencheur) non pas un signal (un ordre) mais une récompense laquelle doit être réservée au renforcement (voir « conditionnement opérant ») du résultat obtenu (et de sa conservation pendant quelques secondes puis une durée de plus en plus grande).

 

2. Il y a donc  très souvent chez les maîtres inexpérimentés un risque important de confusion, si la distribution de croquette n’est pas faite avec un geste qui sert de déclencheur bien identifié pour obtenir soit le Assis, soit le Couché sans mélange des signaux.

 

3. Cas moins fréquent mais rencontré chez les plus avancés, il y a aussi risque d’anticipation dès que le chien aperçoit la récompense dans la main du maître, le chien choisissant une des positions sans attendre l’ordre.

 

4. La poursuite d’une récompense alimentaire  crée très fréquemment un phénomène d’addiction, le chien ne se mobilisant plus que pour l’obtention de la récompense.

 

5. Inversement, une distribution trop fréquente de récompense crée parfois un désintérêt pour la récompense elle-même.

 

6. Aucun n’assoit l’autorité du maître mais aboutit en quelque sorte à une  opération de « Donnant-donnant ». Le chien ne fait pas l’apprentissage de la soumission ni du plaisir de l’obéissance mais celui de la convoitise.

 

7. Le maître n’a fait l’apprentissage d’aucune maîtrise de ses gestes, ceux mis en œuvre étant d’une grande banalité. Il en ressort qu’il conserve quasiment toujours le défaut de répéter ses ordres sans s’en rendre compte le plus souvent.

 
On réservera donc ces techniques d’apprentissage « à la croquette » pour débloquer ponctuellement des situations qui ne pourraient pas l’être avec d’autres méthodes. On les utilisera intelligemment pour d’autres apprentissages dans un cadre bien précis. Un usage intensif et répété de ces techniques est un usage exagéré qui conduit à de graves défauts difficiles à faire disparaître.
 
                                                     
En revanche, les techniques du Assis et du Couché « accompagnés » présentent de nombreux avantages sans  inconvénients majeurs :
 

1. Le travail est conduit à partir de la position au pied qui est un des tous premiers exercices pratiqués. Il s’inscrit dans la logique d’une progression où le chien reçoit petit à petit des repères, apprend des ordres.

 

2. Il est  fait appel bien distinctement à l’utilisation d’un stimulus (déclencheur) et d’un renforçateur (la récompense), sans mélange des deux donc sans risque de confusion, ni d’anticipation, ni d’addiction, ni de désappétence pour la récompense et de désintérêt pour le travail.

 

3. On utilise des techniques naturelles (utilisation de réaction réflexe ou apprise de la mère), sans exercice de contrainte.

 

4. L’occasion est donnée au maître d’assoir sa supériorité hiérarchique par la domination physique (position et attitude dominante) tout en conservant une grande proximité avec son chien.

 

5. L’accent est mis sur des procédés bien précis, ce qui incite le maître a une plus grande rigueur gestuelle et verbale dans sa façon de les appliquer et plus généralement dans sa façon de conduire tous les apprentissages qui suivront.

 

6. Le refus d’exécution au premier ordre est présenté progressivement comme étant impossible puisque l’accompagnement conduit immanquablement à l’exécution sans nervosité ni violence. L’obéissance doit devenir une situation normale, non-conflictuelle, source de bien-être pour l’équipe.

 

7. Cette technique ne peut pas engendrer les défauts reprochés à la méthode de la croquette même si on en fait un usage fréquent.

 

8. L’utilisation de la technique de la croquette pour débloquer ponctuellement une situation est toujours possible.

 
 
Toutes ces raisons font que nous recommandons l’apprentissage du Assis et du Couché « accompagnés » en conservant à la récompense le rôle qui est le sien : celui de renforçateur.
 
 
 

TECHNIQUE : APPRENTISSAGE DU ASSIS ET DU COUCHE ACCOMPAGNES

 
L’apprentissage du Assis et du Couché « accompagnés » :
 
 
L’apprentissage du « Assis accompagné » :
 
 
La méthode dite du Assis accompagné est beaucoup plus efficace que celle du « Assis à la croquette « , surtout avec un chiot.
 
Rappelons d’abord que notre but n’est pas seulement de le faire asseoir, mais de le faire asseoir SUR ORDRE, IMMEDIATEMENT, SANS AVOIR A REPETER L’ORDRE, et A L’EMPLACEMENT INDIQUE, ce qui ne suppose aucun échec, aucun refus.
 
Cette technique se pratique le chien étant debout au pied, cela tombe bien puisque cette position est notre signal de début de travail !
 
Sans attendre qu’il ne s’assoie de lui-même par lassitude, en profitant des quelques secondes où il veut bien rester debout au pied, on fait asseoir le chien en accompagnant son Assis par la technique que certains dresseurs de chevaux appellent « technique de l’inconfort ».
 
En quoi consiste cette  technique de l’inconfort ? C’est très simple :
 
Si une mouche se pose sur votre tête, n’avez-vous pas le réflexe de la chasser simplement à cause du chatouillement qu’elle occasionne dans vos cheveux ? Si dans la foule quelqu’un est collé contre votre épaule sans pour autant vous bousculer, n’aurez-vous pas le réflexe de vous déplacer parce que cela vous gêne ?
 
La méthode de l’inconfort consiste à exercer sur le corps de l’animal un inconfort (le plus léger possible)  qui provoquera la bonne réaction attendue.
 
Votre chien étant debout au pied donc et tenu en laisse de la main droite, en vous baissant si nécessaire, posez, sans rien dire, le plus délicatement possible, sans exercer de pression, la pointe de l’index de votre main gauche sur le dos du chien à l’endroit précis ou la queue est attachée au dos. Si votre chien s’assoit (ce qui se produit dans la quasi-totalité des cas), pour qu’il continue à avoir plaisir à travailler avec vous, félicitez-le en lui disant la phrase magique « C’est bien ! » (qu’il connaît déjà depuis l’apprentissage de la suite en laisse …).
 
Inutile de lui donner une croquette car le résultat n’est pas le fruit d’un véritable travail mais simplement d’un réflexe pur. Si cela a bien fonctionné, c’est parce que votre chien a senti – plus ou moins inconsciemment – la « mouche » qui s’est posée sur son dos. Pour supprimer cet inconfort, il n’a pas réfléchi : son corps s’est déplacé en position assise.
 
Vous poursuivrez alors plusieurs répétitions identiques (5 pas plus) en remettant à chaque fois votre chien debout par un commandement « Au pied ! » suivi de quelques pas.
 
Il s’agit ensuite de lui faire prendre conscience qu’il prend la position sur votre ordre.
 
Un peu plus tard, vous ferez une autre série de 5 en donnant le commandement « Assis ! » au moment même où vous posez délicatement votre doigt. A chaque exécution, vous récompenserez alors en donnant une croquette et en prononçant la phrase magique « Assis, c’est bien ! ».
 
Au fur et à mesure de vos entraînements quotidiens, vous supprimerez progressivement l’action du doigt à la base de la queue. MAIS vous reviendrez à cette pratique continue en cas d’échec, à titre de cure pendant quelques séances avant de reprendre votre progression.
 
Certains  auront des difficultés : chien qui s’assoit sans attendre, qui s’écarte dès qu’on approche le doigt de sa queue par crainte, chien distrait qui ne ressent pas cet inconfort très léger.
 
– Dans le premier cas, il faudra d’abord pratiquer un exercice intermédiaire pour faire disparaître la crainte du chien et établir la confiance en travaillant dans le calme, en évitant toute brutalité (ou en les faisant oublier s’il en a été victime) en faisant suivre la tentative de caresses abondantes, jusqu’à ce que l’appréhension disparaisse.
 
– Certains auront – aux tous débuts – de la difficulté à maintenir le chien debout quelques secondes. Il ne faudra pas renoncer pour autant et surtout ne pas changer pour essayer la méthode de la croquette. Il est plus facile d’apprendre au chien  à ne pas s’asseoir que de lui apprendre à ne pas bouger et à rester debout en attendant qu’on vienne se placer en face de lui.
Pour lui apprendre à ne pas s’asseoir sans ordre, il suffit de commander « Non ! Au pied ! » si le chien s’assoit tout seul jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il doit rester debout au pied tant qu’il ne reçoit pas d’autre ordre. Il faudra répéter cet exercice sans rien rajouter derrière jusqu’à ce que l’ahabitude de s’asseoir sans ordre dispoaraisse.
 
– D’autres ne parviendront pas à faire ressentir le léger inconfort à leur chien trop distrait ou trop agité (et dans ce cas voir Exercice de contrôle de la motricité dans « L’ éveil du chiot »).
Dans ces situations, il suffira de se placer dans un environnement très calme, sans aucune distraction, pour que le chien perçoive un stimulus très léger.
 
– D’autres enfin (après avoir bien vérifié qu’ils ne sont pas dans les cas évoqués ci-dessus) auront besoin d’exercer un inconfort plus marqué.
Le léger poser du doigt à l’attache de la queue devra être remplacé par une petite poussée, puis si nécessaire par un accompagnement le plus léger possible avec la main toute entière plaquée au même emplacement. Une fois le résultat obtenu, on diminuera la pression pour revenir le plus vite possible à un simple toucher de l’index. Le tout sans aucune violence pas même verbale, et sans le moindre énervement, au cours brèves séances de travail de quelques répétitions (5 est la bonne dose…) suivies d’une bonne séance de jeu.
 
Pour que cette méthode soit efficace sur le long terme, le Assis doit être accompagné systématiquement jusqu’à ce qu’il soit exécuté sans échec (vérifié sur plusieurs tests) dans la bonne position.
 
Cette technique a en outre l’énorme avantage d’éviter d’avoir à répéter un ordre non-exécuté (ce qui est une grave erreur) : en cas d’échec occasionnel pour un chien parfaitement dressé, on ne répète pas l’ordre mais on fait asseoir le chien « gentiment » en accompagnant son mouvement le plus légèrement possible (de la main ou du doigt), ce qui permet de le féliciter ensuite pour un Assis accompagné et donc de rester en bonne harmonie avec lui malgré son refus initial.
 
 
L’apprentissage du « Couché accompagné » :
 
 
La méthode dite du « Couché accompagné » est beaucoup plus efficace que celle du « Couché à la croquette », surtout avec un chiot et ne présente pas autant d’inconvénient pour les apprentissages futurs, bien au contraire, car elle aide le maître à se positionner hérarchiquement vis-à-vis de son chien.
 
Rappelons là encore que notre but n’est pas seulement de le faire coucher, mais de le faire coucher SUR ORDRE, IMMEDIATEMENT, SANS AVOIR A REPETER L’ORDRE, et A L’EMPLACEMENT INDIQUE, ce qui ne suppose aucun échec, aucun refus.
 
Cette technique se pratique le chien étant assis au pied, pris selon la technique du « Assis accompagné ».
 
La technique utilisée est voisine de celle de l’inconfort utilisée pour le Assis mais un peu moins subtile. On utilise un apprentissage que le chiot a déjà fait avec sa mère dès ses premières semaines.
Quand la mère éprouve le besoin de calmer un chiot un peu trop turbulent, ou d’interdire un mouvement, elle plaque le chiot au sol, gentiment mais avec la fermeté que lui confère sa taille, pour l’empêcher de continuer jusqu’à ce qu’il cesse de lui-même. Elle pratique ainsi en particulier lorsque n’ayant plus de lait, elle doit apprendre aux chiots à venir solliciter la régurgitation.
La mère pratique donc ainsi ce que l’on appelle le « Contrôle de la motricité », une forme de retour au calme après la tempête !. Par sa domination physique, son geste apprend aussi au chiot à se soumettre à l’autorité bienveillante.
 
Le « Couché accompagné » est donc une méthode très naturelle pour éduquer un chiot.
 
Votre chien étant assis au pied donc et tenu en laisse de la main droite, en vous baissant (un genou en terre si nécessaire), posez, le plus délicatement possible, votre avant-bras gauche sur le dos du chien, le coude étant placé à la hauteur de l’attache de la queue (comme l’index dans la technique du « Assis accompagné » ), l’avant-bras posé sur la colonne vertébrale, la main gauche arrivant ainsi à la hauteur du cou, en lui parlant gentiment pour le placer dans une ambiance chaleureuse comme celle de la couche de sa mère, sans appuyer autrement que du poids de votre avant-bras.
 
Si votre chien se couche, pour qu’il continue à avoir plaisir à travailler avec vous, félicitez-le en lui disant la phrase magique « C’est bien ! » (qu’il connaît déjà depuis l’apprentissage de la suite en laisse et du assis …).
 
S’il tarde à se coucher, caressez-le de la main gauche par un mouvement lent d’avant en arrière le long de sa colonne vertébrale qui l’incite à se coucher tout en lui parlant gentiment (« Couché, c’est bien couché, oui, allez …. ») en insistant le plus légèrement possible jusqu’à ce que vous parveniez à le faire coucher (ce qui peut attendre plusieurs séances sans qu’il soit besoin de se précipiter et de « forcer la dose »). Quand c’est le cas, félicitez-le par un « Couché, c’est bien ! » et donnez-lui une récompense, sans l’exciter pour qu’il ne quitte ni son calme, ni la position couchée.
 
Recommencez la séquence complète 3 fois, pas plus, surtout en cas d’échec. Vous y reviendrez un peu plus tard. Surtout, opérez dans le plus grand calme, avec une parfaite sérénité. Ce moment de soumission doit devenir un moment de plaisir !
 
Si vous avez réussi, continuez l’entraînement un peu plus tard. N’oubliez pas d’alterner phase de travail (pas plus de 5 essais) et phase de jeu.
 
Vous utiliserez cette technique d’apprentissage du Couché en dehors de ces entraînements particuliers chaque fois que vous pratiquerez un « retour au calme » après une phase d’excitation. Vous combinerez ainsi deux apprentissages : le Couché et le contrôle de la motricité.
 
Avec un chien adulte dominant, vous aurez des difficultés à pratiquer cette technique surtout si vous entrez en conflit avec lui. Assurez-vous que votre relation avec le chien en dehors du travail repose sur de bonnes bases. Ne perdez ni courage ni patience, travaillez en douceur en utilisant la complicité. Au besoin, essayez de débloquer la situation à l’aide d’une croquette mais n’insistez pas et revenez à la méthode accompagnée dès que possible.
 
Vos entraînements suivants consisteront à faire exécuter une série de 5 « Couché ! » en  donnant le commandement « Couché ! » une seule fois, au moment même où vous posez délicatement votre bras sur le dos du chien. A chaque exécution, vous récompenserez alors en donnant une croquette et en prononçant la phrase magique « Couché, c’est bien ! ».
 
Au fur et à mesure de vos entraînements quotidiens, vous supprimerez progressivement l’action du bras pour le remplacer par un simple toucher à la hauteur des épaules du chien. MAIS vous reviendrez à cette pratique de base continue en cas d’échec, à titre de cure pendant quelques séances avant de reprendre votre progression.
 
Pour que cette méthode soit efficace sur le long terme, le Couché doit être accompagné systématiquement jusqu’à ce qu’il soit exécuté sans échec (vérifié sur plusieurs tests) dans la bonne position.
 
Cette technique a en outre l’énorme avantage d’éviter d’avoir à répéter un ordre non-exécuté (ce qui est une grave erreur) : en cas d’échec occasionnel pour un chien parfaitement dressé, on ne répète pas l’ordre mais on fait coucher le chien « gentiment » en accompagnant son mouvement le plus légèrement possible (de la main ou du doigt), ce qui permet de le féliciter ensuite pour un couché accompagné et donc de rester en bonne harmonie avec lui malgré son refus initial.
 
Soyez patient. Vous serez enchanté du résultat.
 

 

 

 

 

TECHNIQUE : APPRENTISSAGE DU ASSIS ET DU COUCHE « A LA CROQUETTE »

 
L’ apprentissage du Assis et du Couché  » à la croquette  » :
 
 
L’apprentissage du Assis « à la croquette » :
 
Faire asseoir un chien en lui présentant une croquette est très facile.
 
Pour lui apprendre à s’asseoir sur ordre à l’aide d’une croquette, il faut se servir d’un mouvement qu’il fait naturellement pour suivre des yeux une croquette qui lui est présentée au-dessus et en arrière de sa tête : faute de pouvoir basculer la tête en arrière pour suivre la récompense des yeux en restant debout, le chien prend la position assise pour continuer à la fixer du regard. Astucieux non ?
 
Pour pratiquer cette technique, il faut donc d’abord pouvoir lui présenter correctement la croquette en se plaçant devant lui.
 
Le chien étant debout (et ce n’est pas le plus facile à obtenir…) et tenu en laisse de la main gauche si nécessaire, on se place devant lui de façon à ce que – bras tendu – la main droite renfermant une croquette soit placée au-dessus de sa tête.
 
On présente la croquette au-dessus de sa tête en lui commandant « Assis ! ». En reculant si nécessaire la croquette vers l’arrière de sa tête, le chien se trouve obligé de s’asseoir pour pouvoir la suivre des yeux.
 
Une fois qu’il est assis, on lui donne la croquette comme récompense en le félicitant – sans excès pour qu’il garde la position – avec la formule « Assis, c’est bien ! ».
 
En répétant l’exercice, on dissimule peu à peu la croquette dans la main tendue en ne la dévoilant qu’au moment de récompenser, puis on  continue l’entraînement sans croquette dans la main mais en récompensant par des félicitations pour que le chien réagisse effectivement au commandement « Assis ! » en l’absence de croquette.
 
Cette technique est assez simple MAIS :
 
– Elle n’est utilisable que  face au chien.
Il faut en effet se placer devant lui et le maintenir en position debout pendant quelques instants, ce qui n’est pas facile à obtenir sans commettre de nombreuses erreurs. En effet, un maître inexpérimenté et impatient aura recours – maladroitement et plus ou moins volontairement – à des ordres que le chien ne connaît pas et ne maîtrise encore moins tels que « Pas bouger ! » et « Debout ! », ce qui risque de le perturber et de conduire à l’échec et/ou à de graves défauts touchant tous ces apprentissages.
 
– Elle suppose que l’éducation du chien soit suffisamment avancée pour qu’il puisse conserver l’immobilité  debout face à son maître pendant quelques secondes.
Or cet apprentissage ne doit s’effectuer que bien après celui du Assis car il demande plus de maîtrise tant de la part du maître que de la part du chien.
 
– Elle n’est pas utilisable à partir de la position chien au pied.
Or cette position est la position de base enseignée comme position-signal de début de travail. A moins de faire des contorsions très difficiles avec un chien de taille moyenne, il est en effet difficile de lui présenter au-dessus de la main droite une croquette arrivant de face ! Quelle gymnastique !
 
Donc, compte-tenu des difficultés liées à l’usage de cette méthode et à ses conséquences pour les apprentissages à venir dans le programme d’éducation, gardons cette technique pour plus tard et pour d’autres apprentissages (Commandements aux gestes) lorsque nous serons capables de venir nous placer très facilement face au chien debout.
 
En effet, une autre méthode dite du « Assis accompagné » est tout aussi naturelle, facile à mettre en oeuvre et sans conséquences néfastes pour la suite des apprentissages (Voir l’article « L’apprentissage du Assis accompagné »).
 
 
L’apprentissage du Couché « à la croquette »:

Apprendre à un chien à se coucher sur ordre n’est pas chose aisée. Le Couché est une position de repos mais aussi la position de la soumission. Au Club en particulier, le chien peut ne pas avoir envie de se coucher en présence de ses compagnons de jeu et/ou rivaux potentiels, ou de personnes étrangères.
 
Pour lui apprendre à se coucher sur ordre, on peut se servir de la technique utilisée pour l’apprentissage du Assis à l’aide d’une croquette. Alors qu’il est déjà assis, on peut en effet exploiter un mouvement qu’il fait naturellement pour suivre des yeux une croquette qui lui est présentée devant lui a :  pour tenter d’attraper la récompense sans se lever, le chien prend la position couchée et attrape enfin la croquette qu’on lui abandonne gentiment.
 
Pour pratiquer cette technique, il faut donc d’abord pouvoir lui présenter correctement la croquette.
 
Le chien étant assis  au pied correctement, et tenu en laisse de la main gauche si nécessaire, on lui présente de la main droite une croquette devant la truffe, puis on étire le bras en ligne droite dans l’axe du chien (pour éviter qu’il ne vienne se coucher de travers, voire sur les pieds du maître …) jusqu’à ce que le chien se retrouve en position couchée.
 
Une fois qu’il est couché, on lui donne la croquette comme récompense en le félicitant – sans excès pour qu’il garde la position – avec la formule « Couché, c’est bien ! ».
 
En répétant l’exercice, on dissimule peu à peu la croquette dans la main tendue en ne la dévoilant qu’au moment de récompenser, puis on  continue l’entraînement sans croquette dans la main mais en récompensant par des félicitations pour que le chien réagisse effectivement au commandement « Couché ! » en l’absence de croquette.
 
Cette technique est assez simple MAIS :
 
– Bien qu’elle soit assez facile à appliquer à partir de la position au pied (contrairement à la technique du « Assis à la croquette »), elle est difficile à mettre en œuvre avec un chien de grande taille, la taille du bras droit ne permettant pas d’étirer la croquette suffisamment loin devant le chien jusqu’à obtention du Couché.
 
– Compte  tenu de cette difficulté – et même avec un chien de petite taille lorsque le maître n’est pas très rigoureux – il est fréquent que des chiens éduqués avec cette technique se couchent en travers, parfois sur les pieds du maître, vilain défaut qui est très difficile à faire disparaître ensuite.
 
Compte-tenu des difficultés liées à l’usage de cette méthode et à ses conséquences pour les apprentissages à venir dans le programme d’éducation, gardons aussi cette technique pour d’autres apprentissages.
 
 
Une autre méthode dite du « Couché accompagné » est tout aussi naturelle, facile à mettre en oeuvre et sans conséquences néfastes pour la suite des apprentissages (Voir l’article « L’apprentissage du Couché accompagné »).

 
 
 

EDUCATION : LA  » DETENTE  » AU CLUB

 

La « détente » au Club :

 

Dès votre arrivée sur le terrain du Club, la leçon commence !

 

La mise au parc de détente de votre chien n’est pas une « récréation » dans votre cours hebdomadaire d’éducation : son but – essentiel dans l’éducation du chien – est non pas de lui faire faire ses besoins, non pas de lui dégourdir les pattes s’il a fait un long trajet en voiture, non pas de le fatiguer un peu avant le cours pour qu’il soit plus docile, non pas de le faire jouer avec ses congénères pour lui faire plaisir. C’est bien sûr souvent un peu tout cela à la fois, mais ça n’est pas la priorité car tout cela peut être fait ailleurs que dans le parc de détente. Le but essentiel de la mise au parc dit « de détente » est la socialisation avec les congénères, étape importante de l’éducation canine, qui est d’ailleurs souvent la première des préoccupations du nouvel adhérent.

 

Voyons donc comment bien utiliser le parc de détente.

 

Votre chien a-t-il fait sa sortie avant de venir au Club ? Même si c’est le cas, voici comment procéder :
 
Que votre chien ait fait ou non ses besoins avant d’embarquer dans la voiture (attention, il est fréquent que cela se fasse en 2 ou 3 « passes » et le voyage en voiture risque fort de provoquer une nouvelle envie…), faites-lui une pose-besoins soit sur le trajet en vous arrêtant quelques minutes, au calme, bien tranquille, sur un des nombreux chemins forestiers que vous rencontrez sur votre route, soit à l’arrivée sur le parking du Club en lui faisant faire une petite promenade, en laisse ou à la longe, en limite de la forêt. Prenez l’habitude de venir plus tôt au Club pour faire cette promenade hygiénique tranquillement. Cette halte permettra à votre chien de se dégourdir les pattes et de se soulager (éventuellement sans contrainte de ramassage de crottes…)
 
Une fois rentré au Club, il vous appartiendra de surveiller votre chien et de ramasser les crottes où qu’elles se trouvent !
 
Vous arrivez près des parcs de détente :
 
Venez consulter le moniteur présent pour demander la conduite à tenir. Si vous observez de loin une surpopulation des parcs de détente, mettez votre chien à l’attache à l’un des postes prévus, cet exercice faisant aussi parti de l’éducation du chien, et attendez que la place se libère dans le parc de détente, au besoin en le demandant au moniteur ou en sollicitant les « occupants ».
 
Suivant les indications du moniteur (ou sur votre propre appréciation si la place est libre et si les congénères déjà présents sont des congénères déjà bien identifiés par votre chien), vous placerez votre chien dans le parc de détente qui convient : les chiens de petite taille (moins de 10 kg), chiots ou adultes, sont mis dans le parc Petits chiens.
 
Dans les deux parcs de détente, les chiens sont placés mâles et femelles de tous âges mélangés. Le but n’est pas de les faire jouer ensemble mais de les socialiser, le jeu n’étant que le signe que tout se passe bien. Pour bien vivre dans la société des chiens, ils doivent apprendre le langage des attitudes et des postures, des mimiques faciales, des regards et des messages vocaux en observant leurs congénères et en testant leurs réactions aux messages qu’ils leur envoient à leur tour. Cette socialisation est donc très importante pour votre tranquilité.
 
Cet apprentissage suppose :
 
– que les chiens soient laissés libres d’évoluer dans le parc, sans laisse mais avec le collier pour pouvoir les rattacher plus facilement au moment de les sortir du parc,
 
– qu’ils soient seuls entre eux, hors la présence de leur maître qui déforme l’environnement par sa seule présence,
 
– qu’ils ne soient pas trop nombreux pour être bien visibles les uns des autres et avoir la place de se mouvoir librement (7 ou 8 sur le même terrain sont suffisants),
 
– que le maître ne doit pas perturber les « conversations » entre chiens en ne restant pas près des clôtures, en n’intervenant d’aucune manière ni de la voix, ni du geste, ni même du regard, tant  que tout se passe normalement,
 
– qu’il devra veiller à afficher le plus grand calme même lorsque les « conversations » entre chiens deviennent un peu « bruyantes » (ce qui fait partie des échanges normaux entre chiens), l’intervention du maître entraînant le plus souvent des réactions négatives,
 
– que les chiens soient le moins possible excités, en évitant toute cause potentielle de dispute entre chiens (jouets ou gamelles d’eau créant une concurrence entre eux),
 
– que les cas particuliers fassent l’objet d’un traitement spécial décidé par le moniteur.
 
La gestion du parc de détente :
 
Les parcs de détente sont réservés à l’usage de ceux qui en acceptent les règles.
 
Les maîtres doivent veiller à ne pas monopoliser le parc de détente à leur seul profit. Le Club n’est pas une garderie pour chiens, c’est un lieu d’apprentissage. La socialisation doit être accessible à tous, à tour de rôle, un séjour de 10 minutes dans le parc, pratiqué régulièrement, étant suffisant pour cet apprentissage. A sa sortie, le chien peut être utilement placé à l’attache en tout sécurité à un poste prévu à cet effet (utiliser obligatoirement la chaîne fournie).
 
Les maîtres doivent aussi se retenir de placer leur chien à la détente systématiquement avec  les mêmes « amis », ce qui le priverait d’une expérience diversifiée et n’aurait pas autant d’intérêt pour la socialisation.
 
Ils doivent éviter de rester groupés aux abords du portillon d’accès et se disperser au contraire tout le long de la clôture du parc (en s’en tenant éloignés le plus possible).
 
Lorsque l’un des maîtres doit sortir son chien du parc, les autres doivent attirer le leur dans un angle opposé au portillon pour faciliter la sortie.
 
Les sorties générales en fin de détente se font un par un, chaque maître allant à tour de rôle chercher son chien, les autres écartant le leur du portillon.
 
Pour récupérer son chien, le maître le fait passer seul dans le sas le plus vite possible (avant que les autres, normalement appelés à l’écart par leurs maîtres, ne reviennent à la charge) et l’attache avant de le sortir.
 
En cas de dispute entre chiens :
 
Attention les vrais combats avec morsure sont rarissimes. Il est très dangereux de s’en mêler (sauf à distance avec un jet d’eau par exemple).
 
Ce que nous interprétons souvent, à tort, pour des combats, ne sont que des simulacres habituels de combat qui font partie de la coutume entre chiens et s’arrêtent très vite pourvu qu’on ne perturbe pas leur déroulement.
 
Eviter de se mêler de la « pseudo-bagarre » en gardant son calme et en ne manifestant aucune intervention (surtout pas de cris qui ne font qu’exciter les chiens), jusqu’à ce que la « dispute » s’arrête d’elle-même au bout de quelques secondes.
 
Les seules interventions peuvent consister, dans le plus grand calme, et avec sang-froid, à ce que les maîtres détournent gentiment l’attention de leurs chiens en les attirant dans des directions opposées à l’aide de leurs objets de motivation.
 
Vous le voyez : la détente est un véritable travail pour le maître !
 
 
 

TECHNIQUE : TRAVAIL DE L’IMMOBILITE et de L’ABSENCE DU MAITRE

 
Comment travailler l’immobilité  et l’absence du maître : 

 

Cette rubrique  a pour but de dispenser des recommandations particulières aux adhérents de la section Education du Biscani-Club pour leur permettre de travailler correctement  » à la maison » les apprentissages qui leur sont enseignés dans notre programme Education.

 
 
Les principes :       De quoi s’agit-il ?
 
 
L’exercice d’immobilité consiste pour le chien à rester en place 
 
à l’endroit précis où il lui a été donné l’ordre de ne pas bouger, 
 
dans la « position bloquée » (assis, couché ou debout) qui lui a été ordonnée, en en changeant d’aucune manière sans en avoir reçu l’ordre,
 
pendant une durée fixée pouvant aller progressivement jusqu’à 2 minutes « montre en main », durée suffisamment significative, 
 
– en présence de son maître,   placé à une distance progressivement plus grande,                                          
visible, puis progressivement invisible du chien.  
 
L’exercice d’absence du maître consiste pour le chien à supporter que son maître s’éloigne de lui jusqu’à disparaître de sa vue
 
– le chien étant à l’extérieur, dans un endroit choisi qui, progressivement, lui est de moins en moins familier,
 
– à l’attache d’abord, puis en liberté, à l’endroit précis où il lui a été donné l’ordre de ne pas bouger, sans quitter cet endroit « d’un pouce »,
 
– le maître se plaçant et se tenant immobile à une distance très progressivement de plus en plus grande, visible puis invisible du chien,
 
– pendant une durée pouvant aller progressivementjusqu’à 2 à 3 minutes « montre en main », durée suffisamment significative.
 

Cet exercice se combine avec l’exercice d’immobilité décrit ci-dessus en y ajoutant progressivement la conservation d’une « position bloquée » qui a été ordonnée. 

 
 
Comment travailler l’absence du maître :

 

 
L’absence du maître se travaille d’abord  à un stade élémentaire en plaçant le chien très progressivement où il doit rester seul dans des situations de plus en plus complexes : en laissant le chien seul dans une pièce de la maison, puis seul dans la maison, puis à l’attache dans le jardin, puis en liberté dans le jardin, puis à l’attache ou tenu en main par un partenaire au Club.
 
Au Club, on « durcira » progressivement l’exercice
 
– en plaçant le maître de plus en plus loin face au chien, très progressivement, de pas en pas,
 
– pendant une durée de plus en plus grande allant jusqu’à 2 minutes par paliers de 15 secondes.
 
On pourrait continuer à travailler uniquement l’absence du maître en attachant le chien à un piquet et en augmentant progressivement l’éloignement du maître et la durée de son absence, mais on perdrait son temps à faire un travail qui ne prouverait pas que le chien une fois laissé libre attendra sagement sans bouger.
 
– on combine donc l’apprentissage de l’absence du maître avec celui de l’immobilité en prenant des positions bloquées de plus en plus difficiles à tenir, et en commençant par le plus facile c’est à dire le Assis qui est la première des positions bloquées apprises, ce qui permet de commencer très tôt cet apprentissage.
 

– la progression se fait de palier en palier (distance et temps) et uniquement après s’être assuré que la performance est atteinte de façon permanente et qu’elle n’est pas le fruit du hasard  (réussite à 3 tests successifs).

 

C’est la distance – l’éloignement du maître – qui est plus difficile à supporter par le chien. On  le voit bien au passage délicat de la « distance critique » où le chien se sentira un peu plus abandonné et qu’il faut aborder et franchir avec précaution. La durée de l’immobilité (ou de l’absence du maître) lui pèse moins la notion du temps étant mal perçue par le chien.

 

Le but est de ne jamais créer de stress pour que le chien fasse cet exercice volontiers dans la perspective de retrouver son maître (qui va ensuite le récompenser…). Il faut donc procéder très progressivement, en s’assurant par plusieurs réussites systématiques que le chien est capable de tenir un palier donné avant de passer au palier supérieur. Il ne doit y avoir aucune forme d’énervement dans la façon de procéder (donc éviter absolument les échecs par trop de précipitation), encore moins de brutalité, même verbale. On ne doit cependant pas combiner cet apprentissage avec le jeu car il faut que le chien reste calme, le jeu venant seulement à la fin de l’atelier pour récompenser la patience et le calme du chien.

 

La règle pour cet exercice, encore plus que pour les autres, est  la pro-gre-ssi-vi-té : – toujours à partir d’une situation connue et d’un niveau parfaitement maîtrisé, – éviter absolument de créer le moindre stress en franchissant trop brutalement les étapes, – une pédagogie du succès : ne jamais finir sur un échec, donc ne pas en demander trop et trop vite. 

 
 
Comment travailler l’immobilité ?
 
 
Travailler d’abord le chien en position Assis, position de repos mais aussi de vigilance qui met le chien en confiance (par rapport au Couché qui est une position certes plus stable que le Assis mais dans laquelle un chien craintif pourrait craindre pour sa sécurité). La position Debout est par essence moins stable et sera gardée pour la fin dans la progression des entraînements.
 
On passera donc, au fur et à mesure des progrès, de l’immobilité à partir du Assis, puis à partir du Couché, puis à partir du Debout. On ne changera de niveau QUE lorsque le niveau en cours sera maîtrisé de façon permanente (test = réussite parfaite à 3 exercices successifs dans la position travaillée, à la distance maximale de l’aire de travail).
 
1. Le chien étant tenu en laisse, placé en position Assis au pied dans un environnement qui ne le perturbe pas,
commander « Pas bouger », d’une voix certes ferme pour être obéi mais sans créer de stress par un ton ou une fébrilité qui traduirait une inquiétude du maître (crainte d’échouer ou pour la sécurité du chien), sur un ton « anesthésiant » (« Pâââs-Boouu-géér ») qui maintient le chien dans le plus grand calme (ambiance « Zen »).
 

Nota : pendant l’apprentissage, on préfèrera l’ordre « Pas bouger »  (prononcé « Pâââs-Boouu-Gééér ») à l’ordre « Reste ! »  (prononcé d’un ton généralement trop agressif : « RResT !!! ) qui pourra lui être substitué plus tard dans la formation lorsque le chien obéira parfaitement et sans crainte.

 

2. Très vite dans le cours de la progression, la laisse étant tenue de la main droite, on accompagnera l’ordre « Pas bouger ! » du commandement au geste qui lui est associé (main gauche doigts écartés montrant une main vide de toute récompense, placée dans le champ visuel du chien à côté  de son oreille droite, ou au dessus pour un chien de petite taille).
 
3. L’ordre étant donné, se déplacer très calmement et lentement en pivotant pour venir se placer devant le chien, face à lui et juste devant lui à le toucher, tout en lui rappelant l’ordre  « Pas bouger ! » sur ce fameux ton « anesthésiant » ou plutôt « hypnotisant« , et en faisant toujours le même geste associé avec la main gauche, sans lâcher la laisse de la main droite.
 
4. Rester immobile dans cette position en tenant toujours le chien comme hypnotisé par la voix et le geste de la main jusqu’à la fin de la durée fixée.
 
5. Revenir à côté du chien (position Au pied) très calmement et lentement en pivotant, en tenant toujours le chien comme hypnotisé par la voix et le geste de la main gauche.
 
6. Lui signifier la fin de l’ex
ercice et le féliciter en lui disant « Pas bouger c’est bien ! ». Lui donner la récompense.
 
7. Refaire l’exercice. Pas plus de 3 fois (cela représente au plus un atelier de 3 fois 2 minutes de travail !).
 
Fin de l’atelier : séquence de jeu et décontraction.

 

 

On augmentera la difficulté très progressivement tout en combinant cet exercice avec l’entraînement à l’absence du maître :
 
– au cours de la même semaine en jouant sur la durée en progressant par paliers de 15 secondes en 15 secondes jusqu’à 2 minutes d’immobilité,
 
– puis  chaque nouvelle semaine en reculant d’un pas seulement, en posant la laisse dès que nécessaire. Attention : en franchissant la distance correspondant à la distance critique de votre chien (voir Cours théorique à ce sujet), celui-ci risque de se sentir brutalement abandonné et donc d’avancer vers vous pour revenir sous votre protection. Il faudra donc franchir très progressivement cette distance en reculant de façon presque imperceptible pour que cela ne se produise pas.
 
Exemple de progression :

1. chien assis, maître juste devant le chien, 15 secondes puis 30, puis …. jusqu’à 2 minutes,

2. chien assis maître à 1 pas devant le chien, 15 sec puis 30, puis…. jusqu’à 2 minutes,

3. idem, avec le maître à 2 pas, puis, 3 pas, etc. jusqu’à 10 mètres du chien, toujours visible.

etc …
Recommencer la même progression à partir du 1 avec le chien couché, puis recommencer encore avec le chien debout.
 

Attention : si le chien bouge, ne pas chercher à le commander à distance pour rectifier la position, mais revenir au chien, le replacer exactement à l’endroit repéré au départ et recommencer la séquence complète (d’où l’intérêt de ne pas brûler les étapes !).

 

Soyez méthodique et patient, vous serez étonné de voir la réussite de cet entraînement sur le long terme. Bon courage ! Et rappelez-vous cette maxime : « La hâte s’entrave d’elle-même ! « .

 

 

Pour vous aider dans le suivi de vos progrès, utilisez le tableau ci-dessous (que vous pouvez télécharger). Suivez la progression et notez le stade que vous avez atteint. OK signifie que vous avez contrôlé que vous aviez réalisé la performance (en distance et en durée) à l’occasion de 3 séances d’entraînement différentes séparées au moins d’une journée.
 
 
Voir la vidéo de démonstration en cliquant ici  
 
 

Pour éviter chez votre chien une « confusion mentale » entre les exercices, nous vous recommandons de ne  JAMAIS combiner cet entraînement avec celui du Rappel, exercice qui ne met pas en jeu les mêmes capacités et motivations chez votre chien.

 

 

 

 

 
 

 

 

 
 
 
 

 

 

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